Beltrame : l’affront de la mairie de Paris

Officiellement dévoilée fin février devant l’ancienne caserne des Minimes, dans le IIIe arrondissement de la capitale, elle était censée symboliser l’hommage de la mairie de Paris à la mémoire du lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, égorgé par le djihadiste Redouane Lakdim alors qu’il venait de prendre courageusement la place d’une femme retenue en otage dans le Super U de Trèbes, le 23 mars 2018. Or, fruit à la fois de la bêtise crasse et de l’islamophilie à peine voilée des petits amis de la socialiste Hidalgo, cette plaque « commémorative » indique de façon profondément honteuse et insultante qu’Arnaud Beltrame a été… « victime de son héroïsme » !

Pas la moindre mention de l’islam

Une formulation évidemment scandaleuse, parce qu’elle sous-entend lamentablement que l’officier de gendarmerie de Trèbes aurait perdu la vie par sa propre faute, voire en raison d’un comportement irresponsable, alors qu’il a été sauvagement assassiné par un islamo-terroriste de la pire espèce ! On cherche d’ailleurs en vain, sur cette plaque visiblement rédigée avec l’obsession de ne pas déplaire aux musulmans, la moindre allusion à l’islam et à ses djihadistes. En effet, précisent lâchement les dhimmis de la mairie de Paris, il a été « assassiné lors de l’attentat terroriste du 23 mars 2018 à Trèbes »… Bref, un véritable scandale qui, tout de même, suscite aujourd’hui l’indignation d’un grand nombre de personnalités politiques ou médiatiques. A commencer par Marine Le Pen qui, qualifiant ce texte de « révoltant », a rappelé que « c’est le fondamentalisme islamiste qui l’a assassiné ». Ou Jean-Charles Brisard, président du Centre d’analyse du terrorisme, qui a dénoncé « une insulte » à la mémoire d’Arnaud Beltrame. Ou bien encore l’essayiste Lydia Guirous (LR) qui a également souligné que « ce n’est pas son héroïsme qui [a tué Arnaud Beltrame] mais un terroriste islamiste ».

Les mensonges de la mairie de Paris

Une polémique à laquelle la mairie de Paris a vainement tenté de mettre fin, en expliquant d’une manière particulièrement inélégante (mais nullement surprenante de sa part) que « la rédaction de la plaque avait été validée par la famille d’Arnaud Beltrame, et inaugurée en présence de sa mère et d’Anne Hidalgo ». Une version cependant contestée par Cédric Beltrame, le frère d’Arnaud, qui a confié au Figaro ne « pas se souvenir » d’avoir été sollicité par la mairie de Paris et a précisé que sa mère « a découvert le libellé sur place »… Plus révélateur encore de la manipulation grossière et honteuse opérée par les amis d’Hidalgo, Cédric Beltrame a même fait part à cette occasion de son souhait et de celui de sa famille de voir clairement désigné le terrorisme islamiste. En fait, a-t-il déclaré, « ce serait mieux d’avoir “Mort en combattant le terrorisme islamique” ou “Victime du terrorisme islamique” » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 octobre 2020