Champigny, un commissariat attaqué – La France hors contrôle, par Franck Deletraz

Après avoir été bombardé à coups de cocktails Molotov et autres mortiers d’artifice par les bandes ethniques en mai 2018, puis à nouveau en avril 2020, nous pourrions presque dire, hélas, comme le font les grands médias au sujet des centaines de véhicules incendiés chaque année lors de la Saint-Sylvestre, que l’attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne est en quelque sorte devenue une « tradition ». Sauf que, cette fois-ci, faute de réponse ferme du gouvernement, l’assaut préparé et conduit de façon quasi militaire samedi soir par une quarantaine de voyous ethniques contre ce commissariat a atteint un seuil de violence jusque-là inégalé et particulièrement grave, qui laisse présager le pire pour l’avenir.

Peu avant minuit, samedi, alors que deux agents étaient sortis fumer une cigarette devant le commissariat, ils ont dû se réfugier en catastrophe dans le sas de sécurité à l’entrée du bâtiment, après avoir vu déferler dans leur direction une quarantaine d’individus encapuchonnés et armés de barres de fer, visiblement décidés à tuer du flic. Complètement enragés, les voyous venus de la cité ethnique voisine du Bois-l’Abbé se sont alors acharnés contre les vitres blindées du sas et ont tenté de pénétrer de force dans le commissariat. Fort heureusement en vain. Car, il y a fort à penser que, s’ils y étaient parvenus, les policiers présents auraient été « massacrés », à l’instar de leurs deux collègues d’Herblay (voir Présent daté du 10 octobre).

Mais l’affaire ne s’arrête pas là : pendant plus d’une heure, en effet, les voyous ethniques allaient continuer à pilonner le commissariat à l’aide de mortiers d’artifice, de boules de pétanque et autres projectiles, brisant les vitres du bâtiment, et saccager plusieurs véhicules de police, ainsi que du mobilier urbain.

Devant ce nouvel acte de guerre mené contre la police, le deuxième en trois jours à peine, Darmanin n’a bien sûr pu faire l’économie d’une de ces déclarations martiales dont il est coutumier, affirmant notamment que les « petits caïds n’impressionnent personne et ne découragent pas [son] travail contre les stupéfiants ». Mieux : en visite dimanche soir à Champigny-sur-Marne, Darmanin, pour afficher sa prétendue résolution de mettre fin à cette barbarie qui ne cesse de gagner chaque jour du terrain dans notre pays, est même allé jusqu’à annoncer sa volonté d’interdire par une loi la vente au public… des mortiers d’artifice ! Une annonce évidemment consternante au moment où, comme l’a très justement souligné sur Twitter Gilbert Collard, « la guerre civile est déjà là ». Rappelant que les « Kalachnikovs sont interdites », mais que « ça n’empêche pas [les bandes ethniques, NDLR] de les utiliser », l’eurodéputé RN a alors ajouté : « ce qu’il faut interdire, [ce sont] ces racailles » et « il faut désanesthésier les policiers, terrifiés par les campagnes menées contre eux quand ils utilisaient la force légitime ! »

Un réveil qui, par exemple, pourrait notamment passer par cette réforme en urgence de la loi sur la légitime défense autorisant les policiers à ouvrir le feu en premier, qu’a réclamée jeudi dernier France Police-Policiers en colère, syndicat qui, dans un nouveau communiqué publié dimanche, faisait ce terrible constat : « … oui, le crime est bel et bien en train de prendre le pouvoir dans ce pays », et « ce gouvernement refuse de changer de cap politique… » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 12 octobre 2020