Me Gilles-William Goldnadel : « Que cela plaise ou non, l’immigration incontrôlée et l’islamisme sont des obsessions légitimes pour les Français »

Durant l’été, en France, on a assisté à de nombreux faits divers témoignant d’une insécurité galopante en France, un véritable ensauvagement. Dans les colonnes de Boulevard Voltaire, Me Gilles-William Goldnadel dénonce « l’occultation des faits » de la plupart des médias.

Depuis le début de l’été, on parle d’ensauvagement et de multiplication des faits divers. Gérald Darmanin avait de son côté promis que les dealers arrêteraient de dormir. Nous avons vu des photos de dealers protégés par des miliciens armés de fusils à pompe. Que pouvez-vous dire de cette période ?

Il faut prendre les problèmes un par un. Cet été, nous avons assisté à un triomphe extrêmement platonique de la réalité sur le virtuel ou du réel sur l’idéologie. Pendant des années, on vous a expliqué que la sécurité ou l’insécurité étaient une sorte de fantasme et d’obsession qui reposait sur un ressenti, mais sur rien de réel. De temps en temps, cette interdiction de ne pas respecter l’idéologie était provisoirement arrêtée par la venue du réel. En général, l’idéologie retrouve assez vite ses droits lorsque le réel s’estompe et que les morts dorment dans la terre redevenue froide.
Là, on assiste à des attaques au couteau à Bordeaux et de tout ce que vous voulez. Ce ne sont pas de grands massacres, mais malgré tout, le caractère quotidien des choses fait que l’idéologie est incapable de masquer la réalité. Ce réel ne peut pas être masqué en raison du triomphe d’internet. Il empêche l’occultation, ce que j’appelle les territoires occultés de l’information qui correspond d’ailleurs en symétrie à la désaffection des journaux qui utilisent le jargon convenu ou l’occultation des faits.

L’article de Huffingtonpost disait que l’agression du jeune Augustin faisait surtout bondir la droite et l’extrême droite. Comme si on était automatiquement un dangereux fasciste si on se choquait de cette insécurité…

Encore faut-il regarder la tête de la victime. Lorsque vous avez un nom de calendrier comme Augustin et que vous n’êtes pas un délinquant, vous n’avez le nom d’un martyr. Si de surcroît, il paraît que vos idées sont réactionnaires, alors là vous mériteriez d’être rossé. C’est sous ce terrible prisme que certains en sont à vouloir minimiser les violences, alors qu’ils les maximiseraient si justement la personne avait un meilleur profil de martyr. Dans certaines affaires, les malheureuses victimes de la police sont rarement des saints. Pourtant, malheur à celui qui se permettrait d’écorner le martyrologe en rappelant leurs états de service pénaux. Il n’y a eu aucun problème à tenter de minimiser la douleur d’Augustin en disant qu’il est d’extrême droite. Ce n’était pas un lynchage. Voyez-vous la différence de traitement selon que vous seriez blancs ou noirs.
Que cela plaise ou non, la sécurité et l’insécurité sont une obsession de la population française. L’immigration massive incontrôlée, mal digérée, travaillée par le gauchisme et par l’islamisme est devenue une obsession pour la population française. Ces obsessions sont tout à fait normales. Si vous aviez 20 % de chômeurs, cela deviendrait aussi légitimement obsessionnel pour la population française.

Le gouvernement fait surtout de la communication. Le Premier ministre est très offensif contre le Covid 19 et Gérald Darmanin disait « je vais empêcher les dealers de dormir ». En réalité, beaucoup de paroles et très peu d’actes…

Lorsque la droite était au pouvoir, elle n’a pas fait non plus d’étincelles. La pauvre population française est échaudée par les promesses qui ne coûtent pas cher. Pour autant, je préfère que l’on pose un diagnostic plutôt qu’un président de la République qui parle d’incivilité lorsqu’on est en face de criminalité. Lorsque le préfet de Grenoble va un peu s’agiter, cela n’est pas extrêmement effrayant pour le criminel. Lorsqu’on voit un Éric Piolle maire, pseudo écolo et véritable islamo gauchiste à Grenoble qui trouve que même cela c’est trop haut, je suis quand même du côté de l’État.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire