Augustin et les hyènes, par Etienne Defay

Nos lecteurs n’auront pas oublié Augustin. Ce jeune homme de 17 ans qui s’est fait lyncher tandis qu’il protégeait des jeunes filles d’une poignée de racailles. On sait désormais qu’il ne faut surtout pas intervenir dans une bagarre ! Après cette agression, des messages ont fleuri sur les réseaux sociaux réclamant certes justice pour l’adolescent mais aussi des voix aigres, dissonantes, malhonnêtes, des hurlements de chacal en somme qui remettent en question la version du jeune homme en se basant notamment sur un témoignage anonyme présenté comme celui d’une des filles. Ces dernières se sont carrément moquées du jeune homme en racontant partout que les racailles qui les importunaient étaient en réalité des connaissances et qu’Augustin s’était mêlé de ce qui ne le regardait pas.

Sautant sur l’occasion, l’inénarrable Huffington Post s’est empressé de dénoncer une agression « qui fait bondir la droite et l’extrême droite ». Manœuvre rhétorique classique qui voudrait faire croire que si vous vous choquez de cette agression, vous êtes nécessairement un dangereux nazi.

Et les accusations pleuvent. Trop content de pouvoir fuir le réel, trop heureux de voir qu’Augustin était proche de l’Action Française et donc par là il l’avait mérité, cette gauche infecte à la bêtise triomphante aura donc à nouveau piétiné le jeune homme et susurré que c’était bien fait pour lui. Peu importe les faits, seule leur interprétation compte désormais. Il n’y a pas d’insécurité mais un sentiment d’insécurité. Il n’y a pas d’ensauvagement mais une juste révolte de chérubins oubliés par la République.

D’autres, comme le compte des Antifas Lyonnais ont publié un pseudo communiqué expliquant qu’Augustin l’avait forcément cherché parce qu’il militait à l’Action Française, qu’ils n’étaient pas plusieurs mais un seul à l’agresser. On en viendrait presque à lire qu’Augustin était parti en « ratonnade » à un contre cinq… Alors que croire ? Ou plutôt qui croire ? La version des antifas et des jeunes face à celle d’un adolescent au sens de l’honneur et de la justice ? En tout cas, de nombreuses personnalités de gauche ont d’un commun accord craché sur le corps blessé du jeune homme. De nombreux militants trouvent plus grave de qualifier des agresseurs de « colorés » que de telles agressions puissent se produire. La culture de l’excuse est à sens unique comme le racisme. On ne peut être blanc et victime, on ne peut subir le racisme si on est blanc.

Qu’ils s’appellent Marin, Adrien, Ange ou Augustin, ils n’ont droit à aucune pitié. Leur mort ou leurs blessures ne sont que des instruments faisant le jeu de l’extrême droite. On leur reprocherait presque de jeter de l’huile sur le feu !

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 26 août 2020