[vidéo] Didier Raoult dénonce l’orientation des grands journaux scientifiques « qui sont devenus des machines financières colossales »

28/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le professeur Didier Raoult était l’invité d’André Bercoff mercredi 27 mai sur Sud Radio dans son émission « Bercoff dans tous ses états ».

Décrié pour continuer à prescrire de l’hydroxychloroquine à ses patients atteints du Covid-19, le professeur Raoult regrette un « enchaînement des réactions politiques et médiatiques trop rapide« , qui ne permet pas, selon lui, d’avoir « une analyse intelligente et sereine des choses« . « Les gens ont l’impression d’être en retard s’ils n’ont pas pris une décision sous le coup de l’émotion », déplore-t-il.

Mais dans ce débat sur l’utilisation de la chloroquine, le professeur marseillais note « des choses extrêmement intéressantes à analyser a posteriori« . En premier lieu, il met en cause « la direction et l’orientation des très grands journaux scientifiques qui sont devenus des machines financières colossales« , perdant à cette occasion leur « lucidité scientifique« . « Ils subissent la même chose que la presse : la concurrence considérable de l’Inde et de l’Extrême-Orient sur les publications scientifiques« , souligne-t-il. « Il y a dans tous ces journaux une fébrilité étonnante qui amène à une remise en cause de la crédibilité d’un certain nombre de choses« , affirme-t-il, dénonçant « un tri, voire une manipulation des données« , dans un certain nombre de publications. Il accuse directement le British Medical Journal, « d’avoir fait disparaître deux paragraphes sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine sur le placebo« .

La chloroquine interdite : « ça ne change pas grand chose »

L’abrogation du décret autorisant l’utilisation de la chloroquine pour soigner les patients atteints du coronavirus, n’aura pas de grandes conséquences, selon le professeur Raoult. « Ce serait revenir sur la liberté de prescription du médecin, c’est plus ambigu que ça« , réagit-il. Il explique que cette nouvelle mesure signifie « qu’on n’a pas le droit de le recommander« . Mais le médecin l’assure, en jouant peut-être sur les mots : « Je ne l’ai jamais recommandé, j’ai dis ce que je faisais mais je n’ai jamais recommandé un traitement« .
« À mon avis ça ne change pas grand chose, d’autant que des cas de Covid-19, il n’y en a pas beaucoup« , affirme le professeur Raoult.