Les zones de non-droit en confinement décomplexé – Emeutes anti-flics à Villeneuve-la-Garenne et ailleurs, par Franck Deletraz

En se félicitant encore dimanche du « bon respect » des mesures de confinement en France, le Premier ministre s’est évidemment bien gardé d’évoquer la situation dans les zones de non-droit, où ledit confinement est systématiquement violé par les bandes ethniques, qui y voient même une occasion supplémentaire de « casser du flic ». C’est ainsi que samedi soir, après qu’un « jeune » a fait une chute à moto en tentant d’échapper à un contrôle routier, la patrouille de la BAC qui voulait le contrôler a manqué de peu de se faire lyncher par les voyous d’un quartier ethnique de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine).

A l’origine de ce nouveau week-end d’échauffourées, un scénario devenu, hélas, d’une banalité déconcertante. Vendredi soir, vers 22 heures, alors qu’un équipage de la BAC du 92 embarqué à bord d’une voiture banalisée patrouille avenue de Verdun, il voit arriver derrière lui à très vive allure un individu circulant sans casque sur une mini-moto non homologuée et donc interdite à la circulation. Le véhicule de police étant arrêté à un feu rouge, les policiers en uniforme sont alors descendus de ce dernier pour ordonner au conducteur de s’arrêter et procéder à un contrôle. Or, celui-ci, refusant d’obtempérer, a cherché à forcer le passage en passant sur la droite du véhicule de police et a percuté la portière dudit véhicule, entraînant ainsi sa chute et se fracturant le fémur en heurtant un poteau. Alors que les agents de la BAC lui prodiguaient immédiatement les premiers soins, ils allaient rapidement se retrouver encerclés par une cinquantaine de « jeunes » du quartier criant à la « bavure », les insultant copieusement et les menaçant de mort. C’est ainsi que sur les nombreuses vidéos mises en ligne à la suite de cet accident, on voit très nettement plusieurs « jeunes » provoquer les agents en les bousculant et les menacer en criant « vous allez le payer ! ». Des « jeunes » qui, au passage, allaient également ameuter leurs camarades en multipliant les appels sur les réseaux sociaux, faisant même croire aux internautes que l’accidenté avait… la jambe arrachée ! Ces appels à l’émeute, voire au meurtre, ont immanquablement entraîné des échauffourées dans la nuit de samedi à dimanche, les « jeunes » s’étant peu à peu ameutés pour caillasser les forces de l’ordre.

Notons que, parmi les quelque 150 000 messages anti-flics échangés ce soir-là sur les réseaux sociaux, devait notamment figurer celui du président de SOS Racisme Dominique Sopo, que l’on n’entend pourtant jamais protester quand des policiers ou des pompiers sont pris dans des guets-apens, évoquant de façon mensongère une course-poursuite et réclamant que « toute la lumière [soit] faite » sur cette affaire. Ou encore la réaction de la militante antiraciste Assa Traoré, du Comité Adama, estimant que cet événement illustrait un « confinement [qui] se transforme en déchaînement de violences policières dans les quartiers populaires » !

Le motard a foncé délibérément sur l’agent

Pour tenter de mettre fin aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux et, hélas, reprises par certains grands médias, la préfecture de police a publié dimanche un communiqué officiel indiquant que, si les policiers avaient remarqué l’homme à mini-moto « une première fois en sens opposé », non seulement il n’y avait pas eu de course-poursuite mais qu’en outre le « jeune » avait délibérément foncé sur la voiture de police. En effet, a-t-elle indiqué, « voulant procéder à son contrôle, l’équipage a ouvert la portière avant droite pour sortir du véhicule. Le motard a foncé sur le chef de bord qui se trouvait en dehors du véhicule, il a percuté la portière et a fini sa course dans un poteau. » Une version d’ailleurs confirmée par certains témoins, ainsi que par un policier qui a expliqué dans Le Parisien que, « de toute évidence, [le motard] voulait l’éviter au dernier moment, mais n’a pas réussi ».

En même temps, on apprenait (sans grande surprise) que la pauvre « victime de bavure » était loin d’être un enfant de chœur : âgé de 30 ans, ce délinquant multirécidiviste aux « antécédents longs comme le bras », dont « violences, stups, agression sexuelle », était sous contrôle judiciaire depuis le 16 mars pour « menaces de mort et doit être jugé en juillet » ! Enfin, le parquet annonçait l’ouverture d’une première enquête pour des faits de « rodéo urbain » et de « mise en danger d’autrui » à l’encontre de ce délinquant, afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident, et d’une deuxième enquête visant cette fois les auteurs des outrages et des menaces de mort perpétrés samedi soir à l’encontre des policiers de la BAC. De son côté, Me Gas, avocat de ce délinquant d’origine maghrébine, annonçait son intention de déposer ce lundi deux plaintes pour « blessures avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique » : la première auprès du parquet de Nanterre et la seconde auprès de l’IGPN. Bref, la situation reste très tendue à Villeneuve-la-Garenne, où il a fallu déployer un important dispositif policier et où des heurts ont encore eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, au cours de laquelle du mobilier urbain et plusieurs voitures ont été incendiés.

Une guérilla anti-flics qui touche tous les quartiers ethniques

Une guérilla anti-flics qui, rappelons-le, est très loin de se limiter aux Hauts-de-Seine. Depuis le début du confinement, en effet, c’est dans l’ensemble des zones de non-droit présentes sur le sol français que se multiplient les guets-apens et autres émeutes anti-police (voir Présent daté du 24 mars). Si la Seine-Saint-Denis et ses cités abandonnées à l’immigration et à l’islam occupent bien sûr une place de choix dans ces incidents, les Yvelines tendent de plus en plus à lui faire concurrence et il n’est quasiment pas un jour qui s’écoule sans que les bandes ethniques s’attaquent aux policiers à Trappes, Mantes-la-Jolie, Sartrouville, Chanteloup-les-Vignes, ou encore aux Mureaux. La situation est devenue à ce point catastrophique qu’il y a quelques jours, Steve Pozar, délégué UNSA Police, appelait l’Etat à mettre en œuvre « tous les moyens […] pour faire cesser ces actes qui, malheureusement, ont tendance à se reproduire de plus en plus fréquemment dans les Yvelines ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 20 avril 2020