Coronavirus et zones de non-droit : une maladie de Blancs, par Paul Vermeulen

Le confinement décrété mardi 17 mars 2020 a été rendu d’autant difficile à mettre en œuvre que les atermoiements de l’exécutif, tant du président de la République que du gouvernement, n’ont guère aidé. Il se serait organisé plus facilement si les consignes avaient été claires. Cependant, un facteur en particulier vient rendre encore plus compliquée la mise en œuvre efficace du confinement, c’est-à-dire la survie de nombre de nos concitoyens, dont celle de nos soignants : le comportement d’une partie importante des populations ethniquement non françaises et non européennes dans des quartiers qui se sont habitués, avec l’aide de la majorité des pouvoirs politiques en place depuis Mitterrand, à vivre en dehors de la République et de l’Etat français.

De multiples exemples ont été rapportés au cours de la première semaine de confinement, avec des individus impossibles à confiner et à verbaliser, finalement arrêtés et emprisonnés. Trop rarement. La situation est bien pire : elle ne concerne pas seulement des individus.

Ne t’en fais pas, ta cité va pas craquer

Ainsi, selon Le Canard enchaîné daté du 25 mars 2020, la cellule interministérielle de crise a averti le gouvernement le 22 mars, peu après que Sibeth Ndiaye se soit inquiétée d’une recrudescence du racisme, que « nous avons un problème avec les cités ». Ainsi, la réalité dénoncée depuis de nombreuses années par les « lépreux », pour reprendre une terminologie de Macron, apparaît au grand jour : des pans entiers du territoire français, n’étant plus français justement, ont fait sécession avec l’Etat. L’impossibilité de faire respecter le confinement dans les cités est remontée des préfets et des syndicats de policiers, au point que le ministère de l’Intérieur semble préférer relâcher la pression dans les quartiers ethniques plutôt que de perdre du temps à expliquer les lois françaises à des populations pour qui elles n’existent pas.

Pire, toujours selon le journal satirique, le 18 mars, Laurent Nuñez aurait déclaré : « Ce n’est pas une priorité que de faire respecter dans les quartiers les fermetures de commerce et de faire cesser les rassemblements. » Une telle phrase montre surtout l’incapacité de l’Etat à faire respecter la loi. La vie économique des cités se poursuit, des images circulant sur les réseaux sociaux montrant des dealers livrant à domicile, avec gants et masques. C’est aussi le cas à La Chapelle dans le 18e arrondissement. Le Point rapportait ainsi, mardi 24 mars, que dans cet arrondissement l’ambiance était celle d’un pays en voie de développement : trafics en tous genres, comme d’habitude, dans un quartier ethnique sans lien avec ce que devrait être la France. Dans ce genre de lieux, nombreux, la police ne parvient à confiner personne, s’entendant même répondre des « j’en ai rien à foutre de ton confinement » ou des « le coronavirus, c’est une maladie de Blancs ». Il n’est dès lors pas étonnant qu’une policière contractuelle de 23 ans reçoive un pavé dans la tête mardi 24 mars à Beauvais. La vie des « Blancs », quelle importance ?

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 26 mars 2020