Épidémie d’abstention aux élections municipales

16/03/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En pleine épidémie de coronavirus, le premier tour des municipales, marqué par une abstention record de 54,5 %, soit presque 18 points de plus qu’en 2014, s’est déroulé dans un climat étrange. Il semble néanmoins pour l’instant difficile d’évaluer l’impact qualitatif du virus sur les résultats de ce premier tour. L’annonce des premiers résultats dans les grandes villes est marquée par une percée importante du partie Europe Écologie, Les Verts. Le parti écologiste est parvenu en tête des suffrages à Lyon, Bordeaux ou encore à Strasbourg et deuxième à Lille, confirmant une tendance à la hausse de la question écologique, dans les classes moyennes supérieures. Le parti présidentiel obtient des scores très mitigés, ratant sûrement son implantation locale. Le Parti socialiste et les Républicains conservent les meilleurs scores dans leurs mairies sortantes respectives, à Paris, Lille, Rennes pour le PS (parti socialiste) et Marseille, Toulouse, Nice, pour les Républicains..

Malgré le coronavirus, le second tour aura-t-il bien lieu ?

Indépendamment des scores de leurs partis respectifs, de nombreuses personnalités politiques toutes tendances confondues ont appelé à un report du second tour. Le Premier ministre a annoncé réunir les fameux experts scientifiques d’ici samedi afin de décider de la tenue ou non du second tour. Pourtant la loi est formelle et le report d’un second tour entraînerait automatiquement les résultats du premier. Aux vues de la situation tout semble néanmoins envisageable.

Peut-on se poser la question de la légitimité de ces élections ?

Avec un taux d’abstention historiquement haut, des campagnes électorales perturbées, la question n’est pas anodine. La municipalité est pourtant le noyau de la vie politique pour de nombreux citoyens français. Il y a un an, alors en pleine crise des Gilets jaunes, ce fut vers les maires que s’était tourné le président Emmanuel Macron, pour tenter de calmer le mouvement populaire.