150 quartiers tenus par les islamistes : qu’est-ce que Macron cache aux français ?

Pour l’analyste politique Frédéric Saint Clair, la volonté de l’exécutif de cacher l’existence d’un rapport sur les quartiers tenus par les islamistes en France témoigne une fois encore, s’il en était besoin, de l’incapacité de l’État à répondre à la menace communautariste.

En raison de l’énorme bourde commise par Emmanuel Macron qui, dans l’avion, au retour d’Israël, avait jugé bon de gloser sur d’éventuelles similarités politiques entre Shoah et guerre d’Algérie, ou de réaffirmer la qualification de « crime contre l’humanité » de la colonisation — ce qui avait notamment conduit l’historien Jean Sévilla à tancer le Président : « Il n’y connaît rien, et il n’y comprend rien » — on en aurait presque oublié un dossier paru la semaine précédente dans le JDD et consacré à un rapport émanant de la DGSI dans lequel sont cartographiés quelque 150 quartiers « tenus » par les islamistes : « Un document classé secret-défense, qui n’a pas été divulgué, à l’exception de l’Intérieur, même aux ministres intéressés. Lesquels se voient présenter le document oralement par un fonctionnaire assermenté, tant le sujet est sensible… »

L’islamisation se fait au grand jour, et avec l’aval des pouvoirs publics

Un sujet sensible ? Un document classé secret-défense ? Depuis quand la problématique communautariste nécessite-t-elle d’être classifiée ? Il ne s’agit ni de groupes terroristes ayant planifié des tueries de masse et qu’il faudrait neutraliser sans les alerter préalablement, ni d’infiltration d’éléments étrangers menaçant l’intégrité du territoire, l’indépendance de la nation ou le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, selon les termes de l’article 16 de la Constitution. Il s’agit de communautarisme, d’islamisation des quartiers, voire des villes de province. Il s’agit de voile, de halal, de langue arabe, de mœurs islamiques. Où est le caractère sensible nécessitant une telle confidentialité ? Car il n’y a rien de secret dans le processus qui est à l’œuvre dans les quartiers. Qu’Emmanuel Macron se le dise : l’islamisation de la France se fait au grand jour ! Et avec l’aval des pouvoirs publics ! La sécession à la fois culturelle et territoriale d’une frange largement majoritaire de la population musulmane (le rapport El-Karoui de 2016 comptabilisait 82 % des musulmans ayant des revendications culturelles islamiques dans l’espace public, contre 18% seulement n’en ayant aucune) ne fait mystère pour personne. D’ailleurs, le journaliste du JDD qui s’est rendu à Roubaix en reportage n’a pas eu à infiltrer des réseaux clandestins pour écrire son papier. Il n’a eu qu’à se tenir au coin de la rue et à observer la réalité d’une France devenue bledarde :

« Au supermarché Le Triangle à Roubaix (Nord), les caissières, toutes voilées, alternent entre “Salam” et “Bonjour”, en fonction de la clientèle. Partout dans les allées du magasin, le français est traduit en arabe, et à la sortie, une urne invite au don pour la construction d’une nouvelle mosquée. La ville de 96 000 habitants en compte déjà sept, dont une salafiste. Dans la rue aux maisons de briques rouges, les commerces s’appellent L’Aziza, Les Mille Merveilles, Les Délices du Maghreb. Et proposent pâtisseries orientales, voiles, livres en arabe ou viande halal. “Ici, c’est comme au bled !”, s’exclame en souriant Hourya, qui flotte dans un jilbab, un voile enveloppant tout son corps. »

Emmanuel Macron croit-il que la France qui souffre ignore cette réalité ? Pourquoi souhaite-t-il, dès lors, dissimuler les informations contenues dans ce rapport ? Que cache-t-il aux Français qui ne concerne pas la sureté de l’Etat mais leur quotidien, et leur avenir ? Qu’essaie-t-il de sauver ? Son idéologie multiculturelle ? Son mythe d’une immigration bénéfique au pays ? Son idéal cosmopolite synonyme d’intégration réussie et de diversité heureuse ? Son discours islamophile pacificateur ? Ou, plus prosaïquement, son prochain plan de lutte contre le communautarisme, plan qu’un tel rapport, s’il était dévoilé, ruinerait probablement, par la mise en évidence d’un angélisme politiquement castrateur et d’une lâcheté coupable ?

Pour lire la suite, c’est ici !