La Manif Pour Tous appelle les sénateurs à interdire la PMA sans motif médical pour sécuriser l’interdiction de la GPA

05/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Mardi 3 décembre 2019, à 19h, La Manif Pour Tous a été auditionnée par la Commission spéciale sur la bioéthique du Sénat, avec l’UNAF, les AFC, les Poissons Roses et Alliance Vita.
La Manif Pour Tous a pu donc souligner le lien entre la PMA sans père et sans motif médical et la GPA, c’est-à-dire la pratique des mères porteuses. Elle a invité les sénateurs à réécrire en profondeur le projet de loi bioéthique pour ne pas créer délibérément des orphelins de pères.
Rappelons également que selon une enquête IFOP, 83% Français estiment que les enfants nés par PMA doivent avoir les mêmes droits que tous les enfants et ne pas être volontairement privés de père toute leur vie.

Voici un extrait des propos introductifs de Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous :

1/ Ouvrir l’AMP (Assistance médicale à la procréation) dans un contexte qui prive des enfants de père pour toujours, c’est accepter d’effacer sciemment, délibérément l’un des parents de l’enfant, c’est dire qu’il ne naît que d’un « géniteur », qui n’aurait pas d’importance pour lui, pas d’importance pour se construire.

Si l’on dit aujourd’hui qu’un enfant peut bien se passer de père parce que telle est la volonté de certains adultes, on dira évidemment, demain, que l’enfant peut bien se passer de mère, si telle est la volonté de certains adultes.

Certains osent dire, de fait, que l’AMP pour les femmes seules et les couples de femmes « n’enlève rien à personne ». En réalité, elle enlève, et pour toujours, un père à l’enfant. Un père n’est pas rien, que je sache. Et un enfant n’est pas non plus « personne ».

En l’occurrence, certains osent d’ores et déjà priver volontairement des enfants de mère, et s’en vanter comme si c’était anodin, comme le montre le dernier numéro du magazine Gala, dont un reportage vante le monde merveilleux de la GPA. Nous voilà au pays des bisounours.

2/ Légitimer l’accès à l’AMP pour des personnes a priori fécondes au motif d’un « projet parental » prépare aussi les conditions de la GPA : des couples homme-femme pour lesquels l’AMP n’est pas une solution, des hommes seuls comme des couples d’hommes peuvent avoir eux aussi un « projet parental ».

3/ Inscrire deux mères sur l’acte de naissance d’un enfant, c’est considérer qu’entre les deux femmes, il n’y aurait aucune différence entre celle qui l’a attendu et mis au monde, et sa conjointe. C’est faire comme si la maternité, l’accouchement, n’étaient rien dans la vie de la femme, rien dans la vie de l’enfant. C’est évidemment faux. C’est nier une réalité que toute mère ressent puissamment dans son corps, son psychisme, et bien au-delà de La grossesse et de la naissance.

Si la grossesse et l’accouchement ne sont rien, alors une femme qui a été enceinte et a accouché pourrait aussi ne pas être reconnue comme mère. C’est en l’occurrence le principe de la pratique des mères porteuses, que les militants pro-GPA, justement, nomment « femmes porteuses » et non « mères porteuses » : à leurs yeux, celle-ci n’a pas vécu la maternité, elle n’est pas mère !

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