Génération identitaire persécutée, par Francis Bergeron

Génération identitaire persécutée, par Francis Bergeron

Romain Espino et ses amis de Génération identitaire sont des jeunes gens extrêmement sympathiques, populaires, efficaces. C’est bien ce qu’on leur reproche aujourd’hui. A Gap, jeudi, ils ont été jugés pour avoir mené une opération spectaculaire consistant à… soutenir la loi qui interdit à des immigrés non munis d’autorisations, de pénétrer clandestinement en France.

Ce soutien, ils l’ont réalisé de façon non violente, et toute symbolique. C’était il y a un an : une centaine d’identitaires s’étaient déplacés au col de l’Echelle, et avaient fait barrage, à la frontière, envoyant le message que les clandestins ne pourraient plus, désormais, entrer en France en empruntant ce passage.

L’action n’était malheureusement que symbolique, mais elle a eu un retentissement considérable. Des milliers de personnes, de toute la France, ont manifesté leur soutien à cette opération, voire leur souhait de participer aux prochaines actions de Génération identitaire. L’opération avait en effet donné une image extraordinairement positive de cette organisation.

Pourtant plusieurs responsables, le président de l’association et deux cadres, sont poursuivis, le procureur de la République (c’est-à-dire le gouvernement) demandant des peines assez ahurissantes contre eux.

Il paraissait pourtant très improbable que l’affaire donne lieu à des poursuites car, de l’autre côté de la frontière, le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, prend actuellement des mesures infiniment moins symboliques que celles de Génération identitaire.

Six mois de prison ferme et 75 000 euros d’amende ?

Et puis personne n’ignore qu’à Mayotte, par exemple, et pas seulement dans cette île de nos terres d’outre-mer, les habitants se sont organisés en milices et n’hésitent pas à s’emparer d’immigrants clandestins débarquant sur leurs côtes. Ils les capturent et les livrent à la gendarmerie locale, ce qui, pour le coup, est absolument interdit. Mayotte, c’est la France, et pourtant tout le monde fait semblant de ne pas savoir, tout simplement parce que ces territoires font l’objet d’une véritable invasion, et que le gouvernement n’a aucune réponse à ce déferlement.

Un procès qui paraissait improbable car, on l’a vu encore ce week-end du 14 juillet au Panthéon, des associations mènent des actions illégales et violentes pour favoriser l’arrivée en France et l’installation de clandestins. Jamais à leur égard n’ont été réclamées des peines bien lourdes. Et jamais il n’a été envisagé de dissoudre ces associations délinquantes agissant en bande organisée.

Or le procureur de Gap, le dénommé Balland, ne réclame pas moins de six mois de prison, et qui plus est de la prison ferme, à l’encontre des trois jeunes gens, et 75 000 euros d’amende, soit la peine maximale. La dissolution de Génération identitaire est également envisagée par « Simplet » Castaner.

Le déni de justice est flagrant. Le caractère inéquitable de ce procès, des sanctions demandées, saute aux yeux. Le résultat sera connu le 29 août. Mais on peut s’attendre au pire, comme dans tous les procès que l’Etat intente aux jeunes résistants de la France française.

Une condamnation de ceux qui s’opposent symboliquement aux filières d’immigration sauvage constituerait par ailleurs un signal – un de plus – en direction de tous les candidats au départ, l’indication qu’on les attend, qu’on les souhaite, même.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 16 juillet 2019