Deux députés révèlent la défaillance du système des reconduites forcées à la frontière

Deux députés révèlent la défaillance du système des reconduites forcées à la frontière

11/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Jean-Noël Barrot du MoDem et Alexandre Holroyd d’En Marche ont présenté, le 6 juin dernier en commission des finances, leur rapport sur la politique des expulsions en France. Le rapport plaide pour les aides financières plutôt que pour la répression. Aujourd’hui, un dispositif permet de proposer un pécule de 300 à 650 euros par personne pour l’inciter à ne pas rester illégalement en France. En complément, il peut être ajouté une « aide à la réinsertion », de 2000 à 7500 €.

Selon les députés, inciter un clandestin à retourner dans son pays grâce à une aide financière coûte moins cher qu’une « reconduite aux frontières » manu militari.

La raison financière n’est pas la seule à pousser à cette recommandation.

Les députés déplorent également un manque de moyens. D’après eux, c’est plusieurs centaines de policiers supplémentaires qui manqueraient pour faire appliquer la loi. Un déficit qui empêche parfois les transferts nationaux. Par exemple lorsqu’un retenu dans un CRA de province doit être acheminé à Paris pour y prendre un vol international. Tout cela est sans compter que 826 vols ont été annulés l’année dernière par les compagnies aériennes, sur lesquels les policiers devaient embarquer.
Les résultats ne sont pas non plus homogènes.

Les élus déplorent « un nombre limité de retours aidés organisés à destination des pays africains ou du Maghreb ». La majorité des bénéficiaires étaient Afghans, Pakistanais ou Irakiens. L’inefficacité du système avec un nombre élevé « d’éloignements inaboutis ». La première cause est liée à l’absence de délivrance, par son pays d’origine, d’un laissez-passer à celui qui est éloigné du sol français.