Viktor Orban lance sa campagne pour les Européennes

09/04/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est dans un discours offensif que le premier ministre Hongrois a lancé campagne pour les élections européennes de son parti le Fidesz. Pour lui, « Les millions de clandestins arrivés en Europe menacent la sécurité et l’identité chrétienne des Européens. Les Anglais s’en vont, et les migrants sont là. »

Mais que propose-t-il ?

Il a listé sept mesures d’urgences parmi lesquelles « Retirer la gestion de l’immigration aux bureaucrates bruxellois et la rendre aux gouvernements nationaux » ou « Que les instances compétentes – essentiellement le Parlement européen et le Conseil européen – placent des dirigeants opposés à l’immigration à la tête des institutions de l’Union ». Il charge encore le président de la fondation Open Society, Georges Soros, qu’il accuse régulièrement de favoriser et même d’organiser l’immigration. Mais Viktor Orban ne propose pas seulement des choses contre les immigrés clandestins mais propose aussi des mesures pour la défense des siens. Il propose notamment « Personne ne devra faire l’objet de discrimination négative en Europe pour s’être affirmé chrétien ».

Que disent les sondages ?

Ils donnent le parti au pouvoir largement en tête. Il faut dire que la position forte et assumée de Viktor Orban plaît à son peuple. Issu de la campagne, il est encore lié à son peuple dont il comprend l’attente la plus importante : rester hongrois. C’est pourquoi Marine Le Pen, Mattéo Salvini cherche à se rapprocher de lui.

Cependant, avec seulement 22 sièges pour la Hongrie contre 79 pour la France ou 96 pour l’Allemagne cela ne devrait pas trop changer la donne au Parlement européen.

En effet. Il faut que nos auditeurs se rendent compte que depuis les premières élections en 1979 le groupe à droite traditionnelle où siègent Les Républicains aujourd’hui et le groupe de gauche où siège le PS se partagent la présidence du parlement. Il faudrait donc plus de 354 députés européens populistes pour renverser l’ordre établi des copinages entre la droite et la gauche européenne.