Scandale djihadiste à Condé-sur-Sarthe

Faut-il revenir sur les actes ignobles qui se sont récemment déroulés à la prison de Condé-sur-Sarthe ?

Oui, je le pense.

On connaît l’essentiel des faits.

Je vais néanmoins, pour ceux qui les ignoreraient encore, les récapituler.

Un certain Michaël Chiolo, criminel qui s’est converti à l’islam en prison et qui purge une peine de trente ans de prison pour l’assassinat de Roger Tall, rescapé du camp de concentration de Dachau, a agressé et blessé gravement deux gardiens de l’établissement dans lequel il est incarcéré.

Il était, à ce moment, dans ce qui s’appelle dans le langage aseptisé du ministère de la Justice une « unité de vie familiale », au sein de laquelle il avait passé la nuit avec sa femme, qui a été tuée par la police lorsqu’elle a donné l’assaut aux fins d’arrêter l’assassin.

L’ensemble de scandales que contiennent les faits que je viens de résumer est accablant, pour la France en général, et pour le gouvernement actuel en particulier (les précédents gouvernements ne valaient pas mieux, je m’empresse de le dire).

La conversion du criminel en prison ne fait que confirmer, une fois encore, ce qui devrait être dit haut et fort : la religion musulmane est très dominante dans les prisons françaises, des imams autoproclamés s’ajoutent aux imams tout court et y font des conversions fréquentes.

À l’époque où l’État islamique existait, les prisons françaises étaient aussi des lieux de recrutement et des détenus libérés rejoignaient souvent les rangs des djihadistes.

On imagine aisément ce qui se passera lorsque des djihadistes « français » reviendront de Syrie, et on imagine aussi ce qui se passera quand des djihadistes aujourd’hui incarcérés seront libérés.

Qu’un assassin ne soit pas condamné à davantage que trente ans de prison montre qu’on attache peu de prix à la vie humaine dans le système judiciaire français.

Le rétablissement de la peine de mort me semblerait la moindre des choses ou, au minimum, une peine de perpétuité réelle.

Infliger trente ans de prison à un assassin signifie que justice n’est pas rendue.

L’existence d’« unités de vie familiale » (en fait, de baisodromes) adoucit l’incarcération et la punition jusqu’à les annuler partiellement.

Et quand on voit le confort de ces lieux, on ne peut qu’être révolté.

Des sans-abris qui n’ont commis aucun acte criminel s’en contenteraient aisément et pourraient même en rêver.

Laisser entrer une femme intégralement voilée dans une prison, lorsqu’elle rend visite à un assassin, devrait imposer une fouille très stricte (à mes yeux la femme intégralement voilée d’un assassin ne devrait pas du tout entrer dans une prison de toute façon).

Ne pas imposer une fouille très stricte à une femme intégralement voilée est une violation extrêmement grave des règles les plus élémentaires de sécurité en milieu carcéral et met en danger la vie des gardiens.

Il y a eu deux blessés, il aurait pu y avoir des morts.

La femme a été tuée, ce sont les risques du djihad.

Avoir donné accès à une « unité de vie familiale » à un assassin musulman condamné dont on connaissait parfaitement les intentions djihadistes (il s’était entretenu avec le djihadiste du marché de Noël de Strasbourg) et avoir permis à sa femme, qui n’ignorait rien des intentions djihadistes de l’assassin qu’elle rejoignait (et dont on pouvait aisément présumer qu’elle était la complice), relève à mes yeux de la complicité de tentative de meurtre.

Les explications données par Madame Belloubet, ministre de la Justice sont consternantes et médiocres.

Des gardiens se sont mis en grève immédiatement après les faits.

C’est vraiment le moins qu’ils aient pu faire.

La prison de Condé-sur-Sarthe est l’une des deux prisons les plus sécurisées de France.

On peut se demander ce qu’est une prison moins sécurisée !

On peut supposer que, lorsque l’assassin aura trouvé une autre femme, il pourra se rendre avec elle dans une « unité de vie familiale ».

Y aura-t-il un jour un Président et un gouvernement qui remettront de l’ordre en France avant qu’il ne soit absolument et définitivement trop tard ?

N’est-il pas d’ores et déjà absolument et définitivement trop tard ?

Je laisse, avec rage et consternation, ces questions sans réponse.

Guy Milliere

Tribune reprise de les4verites.com