L’Allemagne se montre réticente face au retour de ses djihadistes

L’Allemagne se montre réticente face au retour de ses djihadistes

22/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Donald Trump a beau tweeter frénétiquement, les Allemands ne l’entendent pas de cette oreille. Le président américain avait demandé à ses alliés européens de prendre les mesures nécessaires au rapatriement des djihadistes capturés par les troupes au sol de la coalition.
Les djihadistes seraient relativement nombreux, environ 800 si l’on en croit le compte Twitter du locataire de la Maison-Blanche. Mais si Donald Trump n’hésite pas à les qualifier de « fighters », de combattants, la réalité est sans doute plus complexe : il y a parmi eux nombre de femmes et d’enfants dont les cas posent un problème épineux aux Etats européens.

Une réaction unie de l’Allemagne face à ce retour

De l’autre côté du Rhin, la ministre de la Défense d’Allemagne n’a pas hésité à prendre parti : les ressortissants allemands capturés en Syrie doivent être jugés sur place. Elle estime en effet que les djihadistes, une fois rapatriés, n’auraient pas de mal à échapper à la justice : la question du djihad est juridiquement très complexe à caractériser. Pas de preuve matérielle, pas de témoins … Tandis que sur place, les autorités syriennes disposent de tous les éléments à charge. La ministre des Affaires étrangères allemande a soutenu cette réaction confirmant les difficultés engendrées par de telles démarches.

À Damas, Bachar el-Assad doit regarder avec beaucoup d’amusement ce spectacle. Les pays occidentaux ont voulu sous-traiter aux Kurdes les combats contre Daech et finalement ne récoltent aujourd’hui que la monnaie de leur pièce.

Qu’en est-il de la France sur ce sujet ?

Ainsi, parmi les 150 djihadistes que la France est censée rapatrier prochainement, on compte à peine 50 hommes. Pourtant selon des interviews rapportés par BFMTV ces femmes djihadistes sont loin de regretter leur choix ainsi que la barbarie qu’elles voient perpétrer. Un responsable du camp de Syrie dénonce que « Même si elles disent aujourd’hui ne plus être avec Daech, la plupart continuent d’avoir une pratique extrémistes de la religion musulmane. Qui seront prêtes à tout sacrifice pour que l’Islam prospère à nouveau. »