Le djihadisme a-t-il perdu sa capacité de nuisance au Sahel ?

Le djihadisme a-t-il perdu sa capacité de nuisance au Sahel ?

25/01/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est effectivement la question que l’on ne peut s’empêcher de poser, après qu’une nouvelle attaque, la plus meurtrière subie par l’ONU, a fait dix morts et une trentaine de blessés au sein de la MINUSMA, dimanche dernier.

Emmanuel Macron s’est voulu confiant lors de ses vœux aux armées concernant la situation au Sahel, affirmant que « les résultats sont là […] nous les avons bousculés », en parlant des terroristes d’AQMI. Pourtant, l’insécurité est loin d’avoir été endiguée : non seulement elle s’est propagée aux Niger et Burkina Faso, pays voisins du Mali, mais aussi au cœur même de ces pays, se nourrissant des conflits ethniques locaux.

Le pouvoir de nuisance djihadiste ne semble pas avoir été atteint. Et les initiatives mises en place pour soutenir la gouvernance locale sont bien lentes à produire leurs effets. En témoigne la lente reprise des opérations de la force conjointe du G5, qui avait dû suspendre ses activités après le coup d’arrêt imposé par la destruction de son quartier général en juin dernier.