Le gouvernement précise son plan d’action contre les manifestations des Gilets Jaunes

09/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Face à la continuation du mouvement des Gilets jaunes, en province et à Paris, le gouvernement se dit prêt à agir. Il veut mettre en œuvre de nouvelles méthodes.

« Ce ne sont pas ceux qui remettent en cause les institutions qui auront le dernier mot », a déclaré le Premier ministre au 20 heures lundi dernier.

Edouard Philippe entend corriger le tir par la création d’un nouveau fichier, sur le modèle de ce qui a été fait pour lutter contre les supporters violents au début des années 2000. Il a également annoncé une nouvelle loi destinée à agir plus efficacement contre les casseurs. Il s’agirait par exemple d’engager la responsabilité civile des casseurs, ou de sanctionner le port de la cagoule. Le sénateur LR Bruno Retailleau avait fait voter par le Sénat une proposition de loi similaire lors des débordements survenus durant la contestation du projet de réforme de la SNCF, en mai 2018 : elle devrait être reprise par l’Assemblée nationale.

Il n’est pas certain que ces mesures soient opérationnelles et conformes à nos libertés constitutionnelles.

Effectivement, l’idée du « casseur payeur » semble difficile à mettre en œuvre. Elle suppose de pouvoir identifier les participants autorisés et les autres, ainsi que les organisateurs officiels, ce qui risque surtout de conduire à des mesures arbitraires. Il n’est pas non plus certain que l’on puisse interdire à des personnes inscrites sur un fichier d’exercer leur droit à manifester. La limite de la comparaison avec les supporters violents réside dans le fait que ceux-ci sont interdits d’accès à un lieu fermé, et qu’assister à un match de foot n’est pas un droit garanti par la Constitution.

Cela ne correspond pas de surcroît aux demandes des forces de l’ordre sur le terrain.

Même si les syndicats de police se félicitent de ces annonces, les policiers sur le terrain attendent surtout des consignes claires d’intervention, contre les casseurs et les pillards notamment. En outre, ce sont plutôt des équipements que réclament les forces de l’ordre. En attendant, le dispositif de sécurité pléthorique est maintenu, 80 000 policiers et gendarmes seront mobilisés lors du prochain acte samedi. Jusqu’à quand ?