Suisse : votation imminente pour contrer les juges étrangers

21/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 25 novembre 2018, les Suisses sont appelés à voter sur une initiative populaire fédérale intitulée : « le droit suisse contre les juges étrangers. » Le centre européen pour le Droit et la Justice vient de réaliser un reportage d’une vingtaine de minutes portant sur cette initiative de l’Union Démocratique du Centre créée par le charismatique Oscar Freysinger. Plus précisément, l’objet du référendum est de modifier la Constitution pour y écrire que celle-ci est la norme suprême. L’enjeu est de taille puisque « derrière des considérations juridiques complexes se trouve en fait une question simple : celle de l’autodétermination suisse et de la survie de sa démocratie directe face au droit international » explique le reportage.
L’autodétermination suisse était-elle réellement menacée ?

Les opposants à l’initiative ne manquent pas, comme à l’époque où l’Union Démocratique du Centre avait proposé, avec succès, d’interdire les minarets. Les autres partis suisses, le Conseil national ainsi que le Conseil des États se disent scandalisés et arguent qu’une telle modification de la Constitution menace certains traités internationaux et « fragilise la stabilité et la sécurité du droit ». D’anciens hauts diplomates ont même signé une tribune dénonçant l’initiative dans laquelle ils rappellent qu’« en 2012, les juges annulent l’expulsion d’un trafiquant de drogue macédonien, estimant que la Convention européenne des droits de l’Homme l’interdit. Or, le renvoi des criminels étrangers est inscrit depuis 2010 dans la Constitution suisse, à la suite d’un vote populaire remporté par l’UDC. » C’est précisément contre ce genre de décision que l’Union Démocratique du Centre fonde son argumentation en faveur de la primauté du droit suisse.
La votation a-t-elle des chances d’être adoptée ?

Les médias et personnalités suisses l’assurent : la majorité des Suisses n’est pas sensible aux arguments développés par l’UDC qui est, plus que jamais, seule et isolée… Les sondages les plus récents prédisent un net rejet de l’initiative, avec seulement 40% d’intentions de vote favorables. “Seulement 40%” soulignent les anciens hauts diplomates. Gare à la déconvenue cependant : le 9 février 2014, les citoyens avaient soutenu à la surprise générale une limitation drastique de l’immigration voulue… par l’UDC. Cet empêcheur de tourner en rond est décidément une épine dans le pied des élites suisses qui apparaissent tout aussi déconnectées du réel que nos élites… Réponse début décembre.