Les occidentaux iront-ils jusqu’à soutenir les djihadistes chinois ?

20/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’Islam ne semble pas aller de pair avec l’idéologie communiste. En Chine dans le Xinjiang, au nord-ouest du pays, les Ouïgours, d’origine turque, représenteraient la moitié de la population de cette province, estimée à 22 millions d’habitants. Selon l’ONU, un million d’islamistes chinois seraient internés dans des camps et subiraient de mauvais traitements, ce que nie le régime de Pékin qui reconnaît cependant vouloir combattre le terrorisme et l’extrémisme religieux grandissant. Des mesures ont été prises pour contenir cette menace : interdiction de porter une barbe anormalement longue, interdiction du hijab et renforcement des contrôles de police. Par ailleurs, le Parti communiste a exigé de ses membres qu’ils ne pratiquent pas le régime hallal.

Une situation dont les occidentaux ont voulu profiter ?

En effet, le 13 novembre dernier, ils ont lancé une campagne pour « défendre les droits des islamistes chinois » par le biais du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Et ce n’est pas la première fois que des pays occidentaux soutiennent des mouvements séparatistes chez leurs rivaux. Il est de notoriété publique que la CIA avait encouragé l’indépendantisme Ouïgour contre Pékin et soutenu la rébellion tchétchène contre la Russie.

Mais cette diplomatie opportuniste finit par poser problème, notamment avec l’afflux de djihadistes venus du monde entier en Syrie et que personne ne veut récupérer. Voilà pourquoi à Idlib, où stationnent près de 5.000 djihadistes chinois soutenus par la Turquie, la Syrie et la Russie hésitent à intervenir. Enfin le djihadisme chinois s’exporte en Malaisie, en Indonésie en Thaïlande et même jusqu’aux Philippines.

La diplomatie occidentale aurait-elle vraiment intérêt à déstabiliser les pays émergents d’Asie du Sud-est par le biais de l’islamisme radical ?