« Gilets jaunes » : le pouvoir contre le peuple – 17 novembre : une journée de tous les dangers pour le régime ?

« Gilets jaunes » : le pouvoir contre le peuple – 17 novembre : une journée de tous les dangers pour le régime ?

16/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Sur les réseaux sociaux, la colère à l’encontre du régime a atteint une rare intensité. Au point de stupéfier – et d’inquiéter – les journalistes du système, habitués au ronron des salles de rédaction. C’est ainsi que « La Voix du Nord » en ligne titrait lundi dernier : « Emmanuel Macron, cible d’une haine de plus en plus violente sur nos réseaux sociaux ». En cause, certes, les « anti-promesses » du candidat Macron sur le pouvoir d’achat, mais également la terrible dégradation du prestige de la fonction présidentielle, avec la fête de la musique à l’Élysée ou encore la virée de Saint-Martin, de la même farine. La presse étrangère s’en est donnée à cœur-joie, multipliant les caricatures féroces. Le président focalise désormais sur sa personne rancœur, détestation et mépris, comme jamais. « Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir »…

L’intervention du chef de l’Etat mercredi soir ne paraît pas avoir dissuadé les « Gilets jaunes »

L’intervention, qui s’est déroulée à bord du porte-avions Charles De Gaulle, était à des années-lumière des préoccupations quotidiennes des Français. Une seule bonne nouvelle : la réaffirmation du droit de manifester. Merci M. le président. Une réaffirmation qui fut largement tempérée par des déclarations martiales, aussi bien du Premier ministre que du duo Castaner/Nunez, à l’Intérieur, mettant sévèrement en garde les manifestants contre d’éventuels blocages. Des menaces durement ressenties par la rue. La direction de la police nationale vient par ailleurs de recadrer les policiers tentés par une fraternisation avec les « Gilets jaunes ». « Castaner va-t-il être le ministre de la castagne ? » a ironisé Gilbert Collard…

Des menaces complaisamment relayées par les grands organes de presse

Le régime a fait jouer les grands groupes de presse pour diffuser de fausses informations destinées à casser la mobilisation des « Gilets jaunes ». C’est ainsi que les médias à la botte – Europe1, Ouest-France, actu.fr, etc. – affirment que de nombreux « Gilets jaunes », effrayés par les menaces du pouvoir, resteront chez eux. Sud-Ouest, France Info, L’Express, Le Parisien, etc. titrent sur les sanctions encourues, en les disproportionnant. Régulièrement échaudés par les mensonges du régime, dont cette très récente histoire de ce pseudo attentat d’un pseudo groupe d’ultradroite, les Français seront-ils une nouvelle fois dupes ?

L’augmentation du prix des carburants et du fioul n’est évidemment qu’une raison-écran. Derrière, il y a le rejet massif de la classe politique du système

Les syndicats se sont ostensiblement désolidarisés de la journée du 17. Rien d’étonnant après les révélations sur les grasses subventions gouvernementales dont bénéficient ces mêmes syndicats, ou encore sur le train de vie somptuaire des dirigeants de Force Ouvrière. Alors que le Rassemblement national et Debout la France ont immédiatement fait connaître leur soutien aux « Gilets jaunes », l’adhésion des partis politiques du système a été pour le moins chiche. Wauquiez a finalement opté pour le soutien, mais après avoir déclaré que son rôle à la tête de LR était de « lutter contre la vague populiste ». La France Insoumise, d’abord effarouchée par les relents « populistes » de cette jacquerie, n’a condescendu qu’avant-hier à lui apporter son soutien, et encore : partiellement.
Pour Mélenchon, entre le risque politique de s’associer à une initiative soupçonnée d’être instrumentalisée par l’« extrême-droite », et celui d’abandonner à Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan un mouvement largement soutenu par l’opinion, le choix fut proprement cornélien. A quelques mois du scrutin européen, et après le désastre communicationnel que fut l’histoire granguignolesque de la perquisition chez Mélenchon-Chikirou, la direction de la France insoumise a finalement choisi le peuple, mais en se pinçant le nez.