brexit-farage

Approbation du gouvernement britannique pour un projet d’accord sur le Brexit

15/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Deux ans et demi après la décision référendaire de quitter l’Union européenne, 20 mois après le début des négociations sur les conditions de sortie du Royaume-Uni de l’UE et à quatre mois des échéances fixées par l’article 50 du traité de Lisbonne, l’Union européenne et le Royaume-Uni se sont enfin entendus sur un accord de sortie. Néanmoins, si l’accord « technique » a été approuvé par son gouvernement, le Premier ministre Theresa May doit encore obtenir l’accord du parlement britannique et en particulier de la chambre des communes.

Mais quelles sont les termes de cet accord ?

De manière générale il semblerait que le texte de l’accord orienterait le Royaume-Uni vers un Brexit doux. Sur la question des relations économiques et commerciales, le Royaume-Uni resterait dans l’Union douanière le temps d’une négociation d’un accord commercial bilatéral de libre-échange tel qu’il existe entre le Canada et l’Union européenne. Pour sa part Londres s’est engagé à respecter les règles européennes en matière sociale et fiscale, par ailleurs le Royaume-Uni continuera à participer au budget européen jusqu’à la fin du cadre financier pluriannuel qui prendra fin en 2020 en acceptant de signer un chèque de 45 milliards d’euros à Bruxelles. Pour le problème de la frontière irlandaise les deux parties se sont engagées a ne pas recréer de frontière physique.

Qui sort gagnant qui sort perdant de cet accord ?

Du point de vue purement technique et juridique il semblerait que Londres sorte perdante des négociations, ne parvenant pas à obtenir les conditions de sortie qu’elle souhaitait, sans parler des lourdes concessions accordées par Londres à Bruxelles. Néanmoins sur le plan politique, la question est moins évidente. L’Europe de plus en plus divisée est au bord de l’implosion et les conséquences funestes de cette catastrophe annoncée, feront peut-être regretter certains de ne pas avoir songer à quitter l’Union européenne en premier.