Nouvelle polémique autour des commémorations du centenaire de la Grande Guerre

08/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En début de semaine une première polémique avait été causée par le choix de rendre ces cérémonies moins militaires. Celui-ci était semble-t-il politique, pris dans le but de ne pas offusquer nos voisins d’outre-Rhin, alliés de Macron au sein d’une Union Européenne divisée.

Cette fois-ci c’est un hommage prévu aux chefs militaires de la Grande Guerre qui a soulevé le courroux d’une partie du paysage politique

Seraient en effet célébrés les huit maréchaux de France de la première guerre mondiale, dans les rangs desquels se trouve de facto Philippe Pétain. Monsieur Macron a rappelé hier à son sujet qu’il avait été “pendant la première guerre un grand soldat” tout en signalant qu’il avait “conduit des choix funestes” lors de la deuxième guerre mondiale. Il a également affirmé qu’il jugeait cet hommage légitime. De nombreuses personnalités politiques, de Benoît Hamon à Florian Philippot en passant par Jean-Luc Mélenchon, se sont publiquement révoltés contre ces déclarations. Ils l’ont notamment accusé de jouer avec l’histoire de France en honorant celui qu’ils ont qualifié dans leurs protestations de « traître antisémite ».
Le gouvernement a par la suite tenté de désamorcer la polémique

Il a annoncé que la tombe du maréchal Pétain ne serait pas fleurie contrairement à celles des 7 autres maréchaux, mais citant néanmoins le général de Gaulle ayant déclaré à son sujet “Sa gloire à Verdun ne saurait être contestée ni méconnue par la patrie”.

Il est inhabituel de voir des commémorations entourées de tant de débats

En effet, et après avoir dénoncé l’instrumentalisation politique de ces cérémonies par le gouvernement, il semble que l’on assiste au phénomène inverse. La majorité de l’opposition s’insurge face à cet hommage aux maréchaux, semblant surtout vouloir profiter de l’occasion pour se mettre sur les devants de la scène. Finalement dans les deux cas c’est la teneur même de ces commémorations qui en pâtit, tournant plus aux combines politiques qu’au respect de la mémoire des combattants et morts français de la première Guerre Mondiale.