Terrorisme : « Combien de chauffeurs RATP prêts à passer à l’acte ? », par Caroline Parmentier

Nos lecteurs connaissent bien Ghislaine Dumesnil, ancienne machiniste RATP (jusqu’en 2015) qui a courageusement dénoncé l’islamisation de cette entreprise publique dans laquelle on trouve le plus grand nombre de fichés S de France.

— En apprenant l’attentat de Trappes jeudi dernier, vous avez reconnu Kamel Salhi ?

— Les attaques au couteau et les égorgements en France c’est quasiment tous les jours, mais on n’en entend pas toujours parler, comme pour l’assassinat d’Adrien à Grenoble qui n’a commencé à prendre de l’ampleur que grâce aux médias alternatifs et aux réseaux sociaux. Cette fois, en entendant l’info sur BFM TV et en faisant des recherches, j’apprends que le tueur avait travaillé à la RATP, sur une ligne de Puteaux. Puteaux c’est mon ancien dépôt, celui de Nanterre. Je suis allée voir son profil Facebook et quand j’ai vu sa photo, je l’ai reconnu. J’ai travaillé avec lui, je l’ai côtoyé au moment même où je dénonçais les barbus et les avancées de la charia à la RATP. La situation était très mauvaise pour moi, certains musulmans étaient très agressifs, ont cessé de m’adresser la parole et m’ont mise en quarantaine. J’étais une cible toute désignée et j’ai réalisé que je côtoyais quelqu’un qui était tout à fait capable de me tuer pour ce que j’avais dit. Ça m’a fait froid dans le dos.

— Vous n’avez pas attendu les attentats du 13 novembre 2015 et que l’on découvre que Samy Amimour, l’un des djihadistes du Bataclan, avait travaillé à la RATP pendant 15 mois, pour dénoncer dans une vidéo puis dans votre livre la montée du communautarisme islamiste parmi les chauffeurs de bus de la RATP. Que se passait-il sur votre lieu de travail ?

— Je suis arrivée à la RATP en 1999. C’est le moment où s’est mise en place l’embauche par la discrimination positive et nous avons vu arriver de plus en plus d’agents issus de l’immigration et musulmans. La RATP voulait, notamment en banlieue, que les chauffeurs soient « à l’image des voyageurs ». Les agressions venant essentiellement de « jeunes » des quartiers dits sensibles majoritairement issus de l’immigration, la « bonne idée », pensaient-ils, était de les embaucher pour les insérer socialement, les occuper et diminuer le nombre des agressions. La direction pensait qu’ils respecteraient plus leurs coreligionnaires au volant des bus que les chauffeurs français de souche accusés d’être des racistes peu compréhensifs face à leurs agresseurs ! Ils se sont totalement et gravement plantés.

— Vous avez assisté en fait à l’islamisation de l’entreprise publique RATP ?

— Ils ont importé à la RATP les mœurs et les problèmes des cités. Ils ont brisé l’esprit de corps, l’esprit d’équipe de l’entreprise en y installant le communautarisme, le prosélytisme et la guerre quotidienne entre les musulmans et les non-musulmans. Il y a des pratiques qui ne sont pas compatibles avec la laïcité au sein de l’entreprise ni avec le travail, et qui rendent la promiscuité professionnelle insupportable. Les ablutions, les prières plusieurs fois par jour, les fameux gobelets purificateurs (NDLR : Dans le service RATP où travaillait Ghislaine Dumesnil, les toilettes étaient régulièrement bouchées par les gobelets en plastique des distributeurs, utilisés par les musulmans pour purifier leur sexe avant d’aller se prosterner). Mais aussi le refus de saluer les femmes, de leur parler, de conduire un bus après elle. Le ramadan qui casse le service public parce qu’il y a beaucoup plus de malades et d’accidents du travail à cette période. Et qui met en danger la vie d’autrui parce que, quand on ne boit pas et qu’on ne mange pas, on est beaucoup moins performant. Quand on conduit un poids lourd on doit être au meilleur de sa forme.

— Est-ce que, depuis Samy Amimour et depuis que l’on a appris que la RATP était le service public qui employait le plus grand nombre de fichés S, il y a une volonté de changer de politique au sein de la RATP ?

— Ça continue de plus belle. Concernant les marques de salut par exemple, le nouveau règlement s’est adapté. Il stipule désormais que le refus de serrer la main n’est pas une discrimination. Dans la mesure où il n’y a pas « manque de respect » évident et que l’on reste « correct », on n’est pas tenu de serrer la main à sa collègue. Il faudra m’expliquer où est la correction quand on refuse de serrer la main à une femme. Ce réflexe communautaire se répand avec la bénédiction de la direction. Même chose pour le ramadan. Les prières étaient déjà théoriquement interdites comme des atteintes à la laïcité mais continuent d’exister parce qu’il n’y a pas de volonté de les faire cesser.

— Vous confirmez que les syndicats sont de plus en plus noyautés par les musulmans ?

— D’une part il y a de plus en plus de musulmans dans les syndicats, tous confondus : CGT, UNSA, CFDT, etc. Et d’autre part l’idéologie de ces syndicats leur interdit de dénoncer les dérives communautaires. Ils se prétendent antiracistes et partent du principe que, si l’on dénonce l’islam, on fait le jeu des racistes.

— C’est ce que vous a expliqué votre directeur des ressources humaines quand vous vous êtes plainte en 2012.

— Le directeur des ressources humaines m’a tenu les mêmes propos que mon secrétaire de section CGT : « Tu vas réveiller les fachos. » Pour la direction et la CGT, la crainte d’un fascisme fantasmé justifie toutes les capitulations devant l’avancée islamique. Je ne faisais pourtant à ce moment-là que tenter de les alerter et les interpeller sur ce que vivaient les femmes. Leur réponse fut la même : « Prends sur toi, ce n’est pas si grave, il n’y en a pas tant que cela, tu vas réveiller les fachos… »

— Que pensez-vous de la déclaration du ministre de l’Intérieur après l’attentat de Trappes, qui a totalement passé sous silence la radicalisation du tueur ?

— C’est systématique. Il y a toujours la même gêne. Pourtant Kamel Salhi était au fichier des radicalisés pour apologie du terrorisme (FSPRT), licencié – et seulement licencié – par la RATP en 2016 pour avoir arrêté son bus d’une ligne de Puteaux et hurlé à des usagers : « Par Allah, vous allez tous mourir. » Il a crié « Allah Akbar » avant de poignarder sa femme, sa sœur et une passante, l’Etat islamique a revendiqué son geste. Comme l’a très bien expliqué Alexandre del Valle, il est possible que des déséquilibrés répondent aussi à l’appel de l’Etat islamique. Ils passent à l’acte au nom de l’Etat islamique et au nom d’Allah. Concernant le terme de déséquilibré, j’ajoute que ça m’étonne toujours. Ils avaient dit la même chose de Samy Amimour. Or, pour entrer à la Régie, il faut passer une batterie de tests, dont des tests psychologiques, rencontrer des psychologues qui nous passent au crible.

— Ce qui peut paraître le minimum quand on va avoir la vie de milliers de personnes chaque jour entre les mains.

— Absolument. Mais si après coup, une fois qu’il est passé à l’acte, on dit à chaque fois que c’est un déséquilibré, je n’y crois pas. C’est un peu facile. Plus personne n’est dupe. Je pose aujourd’hui la question : vu la masse de musulmans qui sont entrés au sein de la RATP et compte tenu de ceux qui continuent d’arriver, combien d’islamistes vont passer à l’acte ? Il y en aura d’autres. J’en suis persuadée. On voit bien qu’ils sont de plus en plus déterminés, décomplexés. Ils le savaient très bien en s’en prenant à moi : c’est elle qui va perdre, c’est elle qui va partir. Ils se savaient protégés par tout l’arsenal des lois françaises dites antiracistes. On transporte des millions de voyageurs par jour dans les métros, dans les bus, dans les RER, c’est un point stratégique. A quel moment la direction de la RATP et notre gouvernement vont-ils se rendre compte du risque d’attentat de masse et réagir ?

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 27 août 2018