Le gouvernement français gèle les comptes du prédicateur musulman Hani Ramadan

22/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme, la France a décidé, par un arrêté publié dimanche 17 juin au Journal officiel, de geler, pour une durée de six mois, les avoirs d’Hani Ramadan.

Rappelons que celui-ci, tout comme son frère, le célèbre Tariq Ramadan, incarcéré lui pour des affaires de viols présumés, est le petit fils de Hassan el Banna, fondateur en 1928 de la « confrérie des frères musulmans ».

Presqu’aussi controversé que son frère Tariq, Hani Ramadan avait fait scandale dès septembre 2002, en défendant dans une tribune publiée dans le quotidien « Le Monde » l’application de la charia et la lapidation des femmes adultères. Puis il avait ensuite été licencié de son poste d’enseignant de français par le gouvernement genevois pour des propos « contraires aux valeurs démocratiques et aux objectifs de l’école publique »

Enfin, en avril 2017, Hani Ramadan avait été expulsé de France vers la Suisse, après avoir fait l’objet d’une interdiction administrative. Il avait été présenté par le ministère de l’Intérieur comme ayant « adopté dans le passé un comportement et tenu des propos faisant peser une menace grave sur l’ordre public sur le sol français ».

Selon l’arrêté pris conjointement par les ministères de l’Intérieur et de l’Économie, Hani Ramadan voit ses avoirs gelés dans le cadre d’un article du Code monétaire et financier visant « les personnes physiques ou morales, ou toute autre entité qui commettent, tentent de commettre, facilitent ou financent des actes de terrorisme, y incitent ou y participent ». Le texte réglementaire visant Hani Ramadan figure parmi une liste d’arrêtés comprenant 16 autres noms de ressortissants étrangers condamnés ou soupçonnés d’être en lien avec une organisation terroriste ou d’en faire la propagande.