Les Etats européens désunis face à la submersion migratoire

13/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’affaire de l’Aquarius illustre les dissensions entre Etats européens à propos du traitement de la vague migratoire venant d’outre-Mediterranée. L’Aquarius est ce bateau de l’association SOS Méditerranée qui collabore avec les passeurs, en allant chercher des immigrants près des côtes libyennes. Il a sévi à nouveau il y a quelques jours en prenant à bord plus de 600 clandestins, qu’il a voulu ramener en Italie.

Est-il exact que ce sont les autorités italiennes qui l’ont invité à faire route vers l’Italie ?

Pas exactement. Le centre de coordination des secours de Rome (ou IMRCC) est chargé de coordonner les opérations de secours dans cette zone de la Méditerranée. Il semble que l’Aquarius ait effectivement été officiellement chargé d’intervenir pour porter assistance à un bateau d’immigrants. Il a également pris à bord des étrangers qui avaient été récupérés par des bateaux italiens. Selon les conventions internationales sur le sauvetage en mer, il revenait ensuite aux autorités italiennes d’indiquer un port de débarquement pour les impétrants.

Mais l’IMRCC n’a donné aucune consigne de débarquement en Italie.

Et pour cause : le gouvernement italien s’y est opposé et a renvoyé la balle aux Maltais, qui n’ont pas davantage voulu des immigrants. Cependant, l’Etat italien n’a pas pris la responsabilité de la seule solution viable, qui aurait été de débarquer les passagers en Libye, où ils avaient embarqué. Finalement, les Européens auront bien à subir leur présence sur notre sol puisque l’Espagne a accepté de les prendre en charge.

Tant que les Etats européens ne feront pas front contre la submersion migratoire, il sera donc difficile de la juguler.

Dans cette affaire, c’est en effet le nouveau gouvernement socialiste espagnol qui est le maillon faible. Sans compter la provocation du prétendu nationaliste corse, Gilles Simeoni, qui a proposé, sans en avoir la compétence, de recevoir l’Aquarius. A l’inverse, Marine Le Pen et Nicolas Bay, du Rassemblement national, ont appelé à renvoyé les immigrants en Libye.