Montfermeil : les communistes défendent l’islamisme, par Francis Bergeron

Montfermeil a souvent des maires qui ne s’en laissent pas compter. On se souvient de Pierre Bernard, bien entendu. Mais son successeur, Xavier Lemoine, ne semble pas non plus du genre à craindre le terrorisme intellectuel. Et pourtant Xavier Lemoine est désormais désigné comme l’homme à abattre, à Montfermeil, et dans le département de Seine-Saint-Denis.

Quel crime a-t-il donc commis ? Il a osé dire – et écrire ! – que ceux qui avaient assassiné le colonel Beltrame étaient des terroristes… islamistes (sic !).

Terroristes, on vous l’accorde, lui ont répondu en substance les membres de son opposition (communiste) au conseil municipal. Mais c’est cette appellation de « terrorisme islamiste » qui ne passe pas auprès de la crème des crèmes de la démocratie et des libertés, à savoir le parti communiste et ses alliés.

Xavier Lemoine avait prévu, avec son équipe du conseil municipal, de baptiser le parvis de la mairie de Montfermeil du nom d’Arnaud Beltrame, cet héroïque officier de gendarmerie, mort à Trèbes le 23 mars dernier, tombé sous les balles de terroristes islamistes…Oh, pardon !, pas « terroristes islamistes », mais terroristes tout court.

Car à entendre les trois élus de la liste Front de gauche, et donc aujourd’hui affilés soit au PC, soit aux « Insoumis », il ne faut surtout pas qualifier ce terrorisme, pour ne stigmatiser personne, et en particulier les musulmans.

La plaque était ainsi rédigée : « Parvis colonel Arnaud Beltrame, officier de gendarmerie 1973 – 2018, mort en héros, victime du terrorisme islamiste. »

Aucun esprit normalement constitué n’aurait vu un motif de grognement pour une telle plaque. Mais l’extrême gauche de Montfermeil, si !

Le vote de la résolution a en effet donné lieu à une polémique avec ces trois élus, conduits semble-t-il par une certaine Angélique Planet-Ledieu. Angélique ne l’est que par son prénom car elle a quitté la salle du conseil municipal, et annoncé qu’elle boycotterait l’inauguration officielle de ladite plaque

« Vision de la guerre de religion »

Elle reproche en fait trois choses au maire, dans cette affaire

Une trop grande proximité avec Robert Ménard, le maire de Béziers, qui n’hésite pas non plus à évoquer le terrorisme islamiste (notons que Macron lui-même, dans son hommage à Beltrame, avait parlé de terrorisme islamiste)
Son esprit de provocation, qui « inscrit dans le marbre sa vision de la guerre de religion ».
Une stigmatisation des musulmans, car il y aurait une trop grande proximité du son entre les mots « islamiste » et « islamique »,

Madame Planet-Ledieu, demande donc « de ne pas citer l’origine du terrorisme » pour ne pas pratiquer d’amalgame avec la masse des musulmans

Xavier Lemoine a eu beau jeu de répondre que, dans les rues de France qui portent le nom d’un héros de la dernière guerre ou d’un déporté, on ne se gêne pas pour indiquer sur la plaque que ces personnes ont été les victimes des nazis, des Allemands, des SS, voire de Vichy (avec l’approximation historique, pour ne pas dire plus, qu’implique une telle affirmation).

Nous sommes, dans l’affaire de ces trois fous de Montfermeil, dans ce qui ressemble bien à une sorte « d’intelligence avec l’ennemi », telle que la pratiquaient par exemple les dockers cégétistes dans le port de Marseille, pendant la guerre d’Indochine…

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent