La Ligue du Nord et le mouvement Cinq Étoiles s’allient et fondent un gouvernement commun

23/05/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est officiel Matteo Salvini de la Ligue du Nord et Beppe Grillo du Mouvement Cinq Étoiles sont parvenus à un accord gouvernemental. Cette annonce constitue un coup de théâtre dans la mesure où Matteo Salvini s’était refusé initialement à une alliance avec le mouvement Cinq Étoiles réputé trop à gauche.

C’est Giuseppe Conte, personnalité politique acquise au mouvement Cinq Étoiles qui a été désigné Premier Ministre

Originaire de Naples, ce juriste universitaire est totalement inconnu du grand public, Sa nomination a rapidement déclenché une polémique. En effet, selon des informations relayées par la presse anglo-saxonne, nombres d’affirmations reprises sur son CV seraient fausses, ou en tout cas non vérifiables. Aucune trace de lui n’a été trouvée à l’Université de New-York, où il prétend avoir fait un séjour académique, ni à l’International Kultur Institut de Vienne,Enfin, l’Université de Cambridge, également citée, a botté en touche au prétexte de confidentialité. Des imprécisions que d’aucun met sur le compte du talent méridional pour l’embellissement de CV, pratique plus ou moins toléré en Italie, mais qui pourrait gêner aux entournures le Mouvement Cinq Étoiles, soucieux de paraître exemplaire.

Malgré ces polémiques, les deux mouvements s’accordent sur un programme commun, résolument eurosceptique et national.

Les deux forces politiques sont moins différentes qu’il n’y paraît. Contrairement au cliché véhiculés par les médias de propagande français, le Mouvement Cinq Étoiles n’est pas à proprement parler un mouvement de gauche, en dépit de sa proposition de revenu citoyen. Hostile au droit du sol, il souhaite restreindre l’accès au droit d’asile et durcir la politique migratoire.

La Ligue du Nord et le mouvement Cinq Étoiles se rejoignent également sur la critique de l’Union européenne, dont les exigences en termes de maîtrise des budgets publics pèsent lourdement sur l’économie italienne. Le programme final a cependant adopté une position plus mesurée, renonçant notamment à la sortie de l’euro et exaltant l’identité européenne. Le véritable enjeu portera donc sur la maîtrise des déficits publics. Sur le volet migratoire en revanche, aucune concession : l’alliance promet l’expulsion d’au moins 500 000 étrangers en cinq ans, avec pour y veiller un Matteo Salvini ministre de l’intérieur

Ce nouveau gouvernement patriote donne déjà des sueurs froides à Bruxelles et à Paris. Bruno Le Maire, qui avait cru bon de critiquer dimanche l’accord entre les deux partis italiens, a été vertement tancé par Matteo Salvini sur les réseaux sociaux.