Eric Zemmour Françafrique

Éric Zemmour a été condamné hier à 5.000 euros d’amende par la cour d’appel de Paris, pour « provocation à la haine religieuse »

04/05/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est l’association CAPJPO EuroPalestine, proche d’Egalité & Réconciliation, qui avait engagé les poursuites contre l’essayiste. En ligne de mire, des propos considérés par l’association comme « antimusulmans », tenus le 6 septembre 2016 sur France 5. Eric Zemmour avait notamment estimé qu’il fallait donner aux musulmans « le choix entre l’islam et la France », que « la France vit depuis trente ans, une invasion » et que « dans les innombrables banlieues françaises où de nombreuses jeunes filles sont voilées » se joue « un jihad », c’est-à-dire « une lutte pour islamiser un territoire ». La cour d’appel a estimé que ces passages « visent les musulmans dans leur globalité et constituent une exhortation implicite à la discrimination ».

En revanche, la cour d’appel n’a pas retenu d’autres passages de l’émission, pour lesquels Éric Zemmour avait été condamné en première instance.

L’essayiste avait notamment soutenu que « tous les musulmans, qu’ils le disent ou qu’ils ne le disent pas », considèrent les jihadistes comme de « bons musulmans ». La cour d’appel a estimé que ces propos « ne comportent pas d’exhortation, même implicite, à la provocation à la haine, telle que la nouvelle jurisprudence l’impose ». Depuis juin 2017, la cour de cassation estime en effet qu’une « incitation manifeste » ne suffit plus à caractériser le délit et que, « pour entrer en voie de condamnation », il faut désormais que les propos relèvent, je cite toujours, d’un « appel » ou d’une « exhortation ».
Un distinguo naturellement à la discrétion absolue des juges. Curieusement, le récent manifeste « contre le nouvel antisémitisme » qui affirme que le coran est la source de l’islamo-terrorisme n’a pas fait sourciller le ministère public. Pour le sociologue Mathieu Bock-Côté, les démêlés judiciaires d’Éric Zemmour sont caractéristiques d’une « crispation de l’idéologie multiculturalisme » qui « se défend contre le désaveu populaire en devenant de plus en plus autoritaire ».