La loi dite « asile et immigration » a été adoptée en première lecture ce dimanche

24/04/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La loi dite « asile et immigration » a donc été adoptée en première lecture par l’Assemblée Nationale par 228 voix contre 139 et 24 abstentions. Elle a été approuvée par la majorité REM-MoDem et le groupe UDI-Agir-Indépendants. Les Républicains et toute la gauche – socialistes, communistes et « insoumis » – ont voté contre, tout comme les députés frontistes.

Que va changer cette loi ?

Ce texte a pour objectif affiché de faciliter à la fois l’expulsion des déboutés et l’accueil des acceptés, en visant, entre autres, à réduire à six mois l’instruction de la demande d’asile. Aujourd’hui ce délai est de 11 mois. Une autre mesure qui avait fait débat, à savoir l’allongement de la durée maximale de séjour en centre de rétention de 45 à 90 jours a également été adoptée. Il s’agit néanmoins d’un durcissement de façade puisque les députés ont également adopté un aménagement du délit dit « de solidarité », avec un amendement prévoyant des « exemptions » à ce délit, mais aussi la possibilité pour les demandeurs d’asile de travailler dès six mois après le début de leurs démarches.

Comment se sont déroulés les débats ?

Les députés de droite, des Républicains au Front National, ont dominé les débats, usant de tout le temps de parole qui leur était alloué pour mener une vraie bataille des mots en dénonçant un texte laxiste et immigrationiste. L’opposition de gauche n’était pas en reste quant à elle puisqu’elle a également participé de manière très active aux débats, dénonçant quand à elle un texte extrémiste et inhumain. Au sein du groupe LREM, la tension était également palpable puisque ce texte a semblé loin de faire l’unanimité dans la majorité. Une centaine de députés LREM étaient absents lors du vote, 14 se sont abstenus et un seul a voté contre le projet de loi avant d’annoncer son départ du groupe LREM, prenant de court ceux qui souhaitaient l’évincer. Première grande crise donc pour le gouvernement et sa majorité parlementaire qui pour la première fois depuis l’élection d’Emmanuel Macron n’a pas montré un front uni.