Jean Messiha : “Nous recherchons dans notre Histoire ce qu’il y a de plus noble. D’autres préfèrent aller voir ce qu’il y a de plus négatif…”

14/03/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Au lendemain du XVIe congrès du Front national, Boulevard Voltaire a recueilli les impressions et réflexions de Jean Messiha, nouveau membre du Bureau national de ce mouvement.

Selon lui, le Front national, qui fut autrefois un parti de contestation, est devenu un parti d’opposition. Mieux : un parti de propositions avec pour ambition d’accéder au pouvoir.

De ce congrès, et si les militants le valident, on ne devra plus dire « Front national » mais « Rassemblement national ». Vous n’êtes donc plus un frontiste mais un rassembleur. Pourquoi cette appellation ?

Je pense que cela adoucit l’image du parti. Le Front national de 2018 n’est plus ce qu’il était en 1975 ou 1980. La dénomination « Front » se justifiait lorsque le parti était un parti de contestation, puis d’opposition un peu dure. Aujourd’hui, nous sommes une opposition, pas de droit commun sur le fond, mais sur la forme puisque nous aspirons à gouverner le pays. Il faut que notre dénomination soit ouverte. Le mot « Front » avait une connotation un peu dure et militaire. Il devient « Rassemblement ». « Rassemblement », comme son nom l’indique, c’est rassembler toute la famille des nationaux et des patriotes pour être en mesure de rassembler l’ensemble des Français.

Le Front national acte le fait qu’il est pour un rassemblement de la droite.

Il est pour un rassemblement de tous les Français. Il est pour un rassemblement de tous ceux qui se reconnaissent dans notre projet, qu’ils soient de gauche ou de droite.
Le mot « rassemblement » est un mot très fort. Et le mot « national » a été conservé. C’est l’ADN de notre mouvement depuis une quarantaine d’années.
Ce nouveau nom permet un excellent compromis.