Les migrants de Nantes en maison de retraite, par Pierre Malpouge

Des centaines de « migrants » occupaient en toute illégalité, depuis quatre mois, les locaux de l’université de Nantes, avec le soutien d’un collectif d’étudiants mais aussi celui de plusieurs associations, notamment la Ligue des droits de l’homme, la CGT, et même le CROUS.

Confrontées à une situation devenue intenable – « dégradations », « durcissement d’un mouvement à plusieurs visages », « confusion des luttes », « entrées par effraction dans les locaux techniques », « menaces, intimidations physiques sur des personnels » de l’aveu du président de l’université, Olivier Laboux –, les autorités ont procédé mercredi à l’expulsion des squatteurs de ces lieux. D’où ramdam et indignation de la part des assoces et autres collabos de l’immigration-invasion qui, mercredi soir, se sont rassemblés devant la préfecture afin de demander des solutions de relogement et de dénoncer le fait que « l’Etat ne remplit pas son obligation de fournir un hébergement à toute personne sans abri ». A noter qu’au terme de ce rassemblement, tard dans la nuit, la façade de l’université a été vandalisée et dégradée à la peinture orange.

La suite ? Façon voleur chinois, et toujours avec le soutien des mêmes bien-pensants, le « problème » s’est déplacé, lui aussi toujours en toute illégalité, à quelques mètres de là, à savoir dans une ancienne maison de retraite désaffectée, propriété de la métropole, et « réquisitionnée » par les divers soutiens aux « exilés ». Et cette fois, plus question d’expulsion.

Dans une France où l’on ne regarde même plus à deux fois avant de mettre à la rue des retraités ou des familles qui ne peuvent plus payer leur loyer, à Nantes, le maire PS Johanna Rolland, tout en précisant que « le maintien sur place des migrants doit se faire sous des conditions précises ( ?) », a « décidé de ne pas demander le recours de la force publique [pour déloger les « migrants » de l’ancienne maison de retraite] : il n’y aura pas d’évacuation jusqu’à la fin de la trêve hivernale ». Tout laisse à penser que même après la trêve hivernale, le dit hébergement se poursuive en toute illégalité.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 10 mars 2018