La police de sécurité du quotidien : nouveau gadget de communication ou réel outil de sécurité au service des Français ?

09/02/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a présenté hier la police de sécurité du quotidien (PSQ)

« C’est surtout une méthode de travail, un nouvel état d’esprit pour l’ensemble des forces », s’est félicité le ministre dans un entretien au Monde. D’ici à janvier 2019, trente quartiers « difficiles » (comprendre ethniques) bénéficieront ainsi de « moyens supplémentaires » – un renfort de 15 à 30 policiers pour chacun d’eux. Evoquant Trappes, Aulnay-sous-Bois, Le Mirail à Toulouse, La Neuhoff à Strasbourg, ou encore les quartiers nord de Marseille, Gérard Collomb a parlé de « reconquête républicaine » (sic), allusion non dissimulée à l’ouvrage collectif « Les territoires perdus de la République », publié en 2002 – comme le temps passe… –, sous la direction de l’historien Georges Bensoussan

La PSQ était une promesse électorale d’Emmanuel Macron

Le président de la République avait présenté cette PSQ comme une « nouvelle référence en matière de sécurité publique ». Beaucoup d’élus et de policiers s’interrogent quant à eux sur l’impact réelle de cette innovation, ayant en tête l’échec de la « police de proximité » décrétée en 2002 sous Jospin. A l’approche des présidentielles de 2002, le gouvernement socialiste de l’époque s’était fait un devoir de paraître à l’écoute du « sentiment d’insécurité » des Français. Mise en place à moyens constants, et donc dans la logique « comment déshabiller Paul pour habiller Pierre », cette « police de proximité » s’était soldée par un échec retentissant. Sans doute conscient de cette objection, le ministre Collomb a assuré que la PSQ serait gagée sur une augmentation réelle des moyens. Attendons de voir

La zone gendarmerie n’est pas oubliée

En zone gendarmerie, 20 départements (essentiellement en Auvergne-Rhône-Alpes et dans l’ouest de la France) disposeront de renforts. Avec la diffusion d’une migration de masse sur l’ensemble du territoire, les zones rurales connaissent en effet une explosion de la délinquance et de la criminalité. Une réalité semble-t-il prise en compte par le pouvoir.