La bataille d’Afrine entre Turcs et Kurdes est un triomphe pour les djihadistes

01/02/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Rappelons tout d’abord que cette offensive lancée le 20 janvier dernier par l’armée turque contre les forces kurdes a pour objectif de chasser ces dernier de la ville et de la région d’Afrine, sous leur contrôle depuis 2012.

La Turquie reprend donc sa politique du pire ?

Depuis que le Califat s’est effondré, la Turquie a en effet repris sa politique du pire. Après la conquête de Jarabulus et Al Bab c’est à la ville Afrine que les rebelles modérés turcs s’attaquent. Sous couvert d’assurer une bande frontalière vierge de toute présence kurde, Ankara a ainsi installé des sanctuaires djihadistes à ses portes. Et désormais installé au nord de la Syrie, Erdogan n’a pas l’intention de renoncer à ses conquêtes. Les kurdes n’ont alors le choix qu’entre la victoire et la mort. Depuis deux semaines déjà le canton recule mais résiste toujours. Cependant sans appui aérien les kurdes syriens sont condamnés.

Un exemple de plus de l’attitude occidentale honteuse face au drame syrien

Pour le moment la coalition occidentale et sa rivale russo-irano-syrienne laissent l’aviation turque bombarder. Comme si Erdogan avait reçu l’accord tacite de Moscou et de Washington pour frapper.

Car effectivement tout le monde redoute de se brouiller avec la Turquie, qui possède une position centrale dans le conflit. Hadrien Desuin s’inquiète cependant et annonce qu’il devient urgent que l’OTAN condamne le double jeu que mène Erdogan à ses frontières. La chute d’Affine sera un échec stratégique pour le camp occidental et une trahison de leurs alliés. Limitrophe de la province d’Idlib, déjà aux mains des islamistes, cela va servir de refuge aux éléments les plus dangereux en fuite de Raqua ; le risque d’attentat en France et en Europe sera donc de facto plus élevé.