Etats généraux de la bioéthique : en route vers le « meilleur des mondes »…

19/01/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les premières lois de bioéthique datent de 1994. Une première révision avait eu lieu en 2004, puis une deuxième en 2011. Les Etats généraux de la bioéthique se sont ouverts hier à l’assemblée nationale

C’est dorénavant avec une périodicité de sept années que le pouvoir entend refonder les lois de bioéthique à la lumière de la maîtrise grandissante des sciences et des techniques. Pilotés par le Comité consultatif national d’éthique, ces débats, qui dureront jusqu’à l’été, doivent nourrir la prochaine loi bioéthique attendue au Parlement à l’automne

« Quel monde voulons-nous pour demain ? » s’interrogent les doctes participants à ces travaux…

Une première question serait de savoir qui est ce « nous ». Il existe manifestement des forces d’une redoutable puissance dont l’ambition n’est autre que d’instaurer un constructivisme universel : substituer au récit de l’humanité naturelle celui d’une humanité artéfactuelle, fruit des avancées exponentielles des sciences et des techniques. Ces perspectives faustiennes sont devant nous, à échéance d’une génération. Les enjeux idéologiques et financiers sont tels qu’on ne voit pas comment une loi nationale serait en mesure d’encadrer quoi que ce soit…

Mais comment refuser ces avancées techniques s’il s’agit de guérir des maladies ou de pallier des infirmités ?

Un sourd retrouvant l’audition grâce à un implant cochléaire, un membre bionique permettant à un handicapé de remarcher normalement, quel grincheux s’en plaindrait ? Mais qui ne remarque que derrière ces « produits d’appel » se profile la volonté de substituer à l’homme naturel l’homme artéfactuel, croisement non humain – inhumain – d’ingénierie génétique et de machines dotées d’intelligence artificielle ? Pour nos apprentis sorciers, matérialistes et athées, tout en effet est constructible : sexe, race, apparence et capacités physiques, intelligence, dons artistiques, trouble amoureux, jusqu’au plus intime de notre personnalité. Et naturellement, pour eux-mêmes, ils désirent le meilleur et le plus performant.

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune : « Le monde s’est installé dans l’eugénisme, avec ses théoriciens, ses praticiens, ses légistes et ses avocats ».

N’oublions pas en effet que les zélés promoteurs de ce cybermonde (les Raymond Kurzweill, Martine Rothblatt, Noah Harari, et autres Itzik Yahav) sont par ailleurs ceux-là même qui nous assurent que l’humanité se porterait mieux si elle diminuait de 95%. Pour les élites messianiques en effet, à quoi servent des masses d’êtres humains faillibles et coûteux, dès lors que robots et cyborgs peuvent avantageusement les remplacer ?