Hypocrisie : Après le Cahuzac, le cas Hulot, par Caroline Parmentier

Avec neuf véhicules motorisés, la flotte pétaradante et réchauffante de Nicolas Hulot, balance les particules fines dans les poumons des enfants et flingue les ours blancs. Bravo le commissaire politique au carbone, le tartuffe écolo ! Le respect de la planète, c’est bon pour les pauvres.

« Celui-là c’est pour transporter mes chevaux, celui-là c’est pour ma villa en Corse, celui-là c’est pour aller chercher mon pépé en Bretagne et celui-ci j’y tiens beaucoup »… Comme un enfant gâté qui refuse de donner un seul de ses milliers de jouets au Secours Catholique avant Noël, Nicolas Hulot a une bonne justification pour chacun de ses joujoux. La transition écologique, c’est pour les sans-dents.

S’il n’y a pas moins d’une douzaine de millionnaires dans le gouvernement du « président des riches », Hulot avec sa fortune estimée à 7,3 millions d’euros, détient le deuxième patrimoine de l’équipe, derrière le ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Mais c’est surtout son impressionnante armada motorisée qui fait mauvaise impression de la part de ce chantre de la religion dominante qui fait régulièrement le procès de l’humanité et passe son temps à culpabiliser les gens : six voitures, une moto, un scooter et un bateau !

Le pollueur millionnaire

Son 4×4, un Land Rover vieux de 20 ans, véritable arme de destruction écologique massive, « reste en Corse » se défend-il. Les amoureux de l’Ile de Beauté apprécieront. Sa 2 CV, tellement bobo, vieille de 30 ans, « est conduite par sa fille ». Merci pour les poussettes qui croisent le chemin de son pot d’échappement. Son van ? C’est bien la moindre des choses car comment sa femme transporterait-elle « ses chevaux » sinon ? Et sa Volkswagen, c’est « pour les vacances en famille ». Merci pour les autres familles, celles qui stationnent derrière eux dans les bouchons du péage de Rocquencourt.

Nicolas Hulot, le ministre emblématique qu’Emmanuel Macron voulait tellement dans son gouvernement, nous évoque un peu ces gourous de secte qui face à la menace d’une fin des temps qu’ils annoncent imminente, nous conseille de renoncer à tout, d’abandonner nos voitures, de ne plus manger de viande, de ne plus prendre de bains, de ne plus toucher à un sac en plastique sous peine de mort. Et que l’on retrouve dans un jacuzzi bouillonnant géant avec trente disciples, dévorant des quartiers de viande, à bord d’un yacht qui crache une marée noire…

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 19 décembre 2017