Le Conseil de l’Europe continue d’imposer progressivement un droit à l’avortement

07/12/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le Conseil de l’Europe a publié mardi un rapport sur l’accès à l’IVG dans les 47 États-membres qui composent cette instance européenne. Ce rapport accuse plusieurs pays d’entraver l’accès à l’avortement, notamment l’Arménie, la Géorgie, la Macédoine, la Russie et la Slovaquie, qui ont adopté récemment « des mesures renforçant les critères à remplir pour les femmes afin d’avoir accès à l’avortement ».

Cela veut dire que les pays européens sont nombreux à effectuer un revirement sur la question de l’avortement ?

Il y a déjà de grandes variations autour du droit à l’avortement entre les pays. Sur 47, on compte encore 7 Etats qui n’autorisent pas le recours à l’IVG. Et sur les 40 restants, l’accès est plus ou moins restreint en fonction des Etats : en Pologne, par exemple, une loi a réintroduit la nécessité d’une prescription médicale pour accéder à une contraception d’urgence, c’est-à-dire abortive. Outre la Pologne, le rapport pointe également des juridictions en Irlande du Nord, Irlande, Andorre, au Liechtenstein, à Malte, Monaco, et San Marin pour leur législation « hautement restrictive » en matière d’accès à l’IVG. En Italie, sept professionnels de santé sur dix refusent d’autoriser un avortement, invoquant une clause de conscience. Dans la plupart de ces juridictions, des peines de prison (jusqu’à la perpétuité en Irlande du Nord) sont prévues pour les femmes ne respectant pas la loi, rappelle le rapport. Mais même dans les pays où la loi est moins restrictive, les femmes doivent parfois faire face à des obstacles importants.

Mais que préconise le Conseil de l’Europe ?

Le rapport ne se contente pas d’être descriptif, mais ajoute également des recommandations. En d’autres termes, il demande aux Etats de faciliter l’accès à l’avortement, au travers de 54 recommandations. Parmi elles, celle “d’assurer à toutes les femmes l’accès à un avortement légal et sûr” ou encore de “garantir une éducation sexuelles complète”.

Pourtant, la Convention Européenne des Droits de l’Homme protège le droit à la vie !

Oui, et c’est ce qui est pervers : le Conseil de l’Europe interprète ce droit comme protégeant la vie de la mère, au détriment de celle de l’enfant. Grégor Puppinck ne s’en étonne pas : le directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice rappelle que ce rapport a été en grande partie rédigé par le principal lobby américain pro-IVG, le Centre pour les droits reproductifs. Ce n’est donc pas un rapport d’experts, mais de lobby, et son but est militant. Heureusement, ce rapport n’a pas une grande importance, même s’il témoigne d’un manque de sérieux du Conseil.