06/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Manuel Valls va encore se faire des amis. « L’islamisme, voilà l’ennemi », tel est le titre donné à l’entretien qu’il a accordé au Figaro Magazine, un numéro déjà comparé à Je suis partout pour avoir fait sa couverture sur « L’Islamosphère » et y dénoncer « les agents d’influence de l’islam » en France. L’ancien premier ministre, qui ne fait pas vraiment partie des amis politiques traditionnels du Figaro Magazine, avait comme anticipé cette polémique :
« Nous sommes aujourd’hui dans une situation grave où, quand on défend les lois et les valeurs de la République, on se fait traiter de “laïcard“, c’est-à-dire de ringard, puis d’“islamophobe“, voire de raciste. […] Au-delà de mon cas personnel, on voit bien qu’une frontière a été franchie, avec la complicité d’une partie de la gauche. »
Manuel Valls estime que l’islam « a toute sa place en France ». De gauche il était, de gauche il demeure. Mais l’incapacité de la gauche « à mettre des mots sur la réalité, par peur de fâcher » et « de s’aliéner une partie de la communauté [musulmane] », l’exaspère :
« Le problème de la gauche, c’est qu’elle n’a pas pensé le monde de l’après 11 septembre, ni la question identitaire. »
Il y réitère ses accusations contre l’« islamogauchisme », représenté, par exemple, par Danièle Obono :
« En mettant sur la même plan des écrits violents de l’Ancien Testament et des prêches d’imams relativisés, on est dans la complaisance coupable. »
Et il désigne explicitement
« ce discours insupportable, qui veut faire des musulmans les “damnés de la terre“, […] relayé par le Bondy Blog, par des tribunes publiées dans Libération »
qui est aussi celui d’Edwy Plenel auquel il réserve un traitement particulier :
« [sa] justification permanente du terrorisme islamiste, [sa] complaisance affichée, c’est purement et simplement une haine de la France »
Un entretien à lire dans son intégralité dans Le Figaro Magazine de cette semaine.