Élections sénatoriales : revers pour la République en marche, le Sénat reste à droite

25/09/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce dimanche avait lieu les élections sénatoriales qui visent à renouveler la moitié des sièges de la Chambre Haute. Cette année, 44 circonscriptions étaient concernées et ils étaient près de 2 000 candidats pour 171 sièges à pourvoir.

Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par un collège de grands électeurs, au nombre de 16 359, cette année

Ce collège électoral est composé de députés et de sénateurs, de conseillers régionaux et départementaux et de délégués de conseils municipaux. Le scrutin est majoritaire à deux tours dans les circonscriptions qui ont 1 ou 2 sénateurs et proportionnel dans les autres.

Après seulement 4 mois passés à l’Elysée, la République En Marche essuie le tout premier revers de sa courte existence politique

En effet, le mouvement ne récolte que 25 sièges bien en deçà des 40 à 50 espérés. Mais la direction de LREM se veut rassurante en assurant qu’une reconfiguration des groupes politiques au Sénat se fera en leur faveur.

A l’inverse, la droite progresse et conforte sa majorité

Les Républicains et l’UDI restent majoritaires et gagnent même une vingtaine de sièges. Ils continueront donc d’assurer le contre-pouvoir parlementaire.

Le PS sauve les meubles et se maintient en conservant 70 sièges sur les 86 qu’ils détenaient. Même situation pour le PC, qui obtient 15 élus et conserve son groupe.

A l’inverse, le grand perdant semble bien être le Front National qui n’obtient pas de nouveaux élus, même si Marine Le Pen assure avoir progressé en nombre de voix par rapport à 2011.

Ces résultats s’expliquent par la grogne suscitée par la réforme du code du travail et la suppression de la taxe d’habitation pour les communes

S’ajoute également la teinte territoriale propre aux sénatoriales, qui a joué en la défaveur de la République En Marche dont l’encrage territorial est quasi nul puisque le mouvement n’a pas deux ans d’existence.