Les migrants et le pape

16/09/2017 – VATICAN (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Le 21 août dernier, le pape François publiait un message annuel pour la Journée mondiale des migrants. Il demandait des mesures concrètes visant à protéger juridiquement les migrants, avant leur départ, pendant leur trajet, à leur arrivée, en leur garantissant une protection sociale, une scolarité pour les plus jeunes, une retraite pour les plus anciens. Sans limite aucune, la vision du pape semblait faire parfaitement fi des frontières en ce qui concerne l’accueil de l’autre. Cela allait d’ailleurs très clairement avec la ligne du livre Politique et société. On y voit en effet le saint Saint Père se définir comme sans réelle culture. Et on y trouve l’idée que la sécurité personnelle doit toujours passer avant la sécurité nationale.

Cependant on semble observer un revirement ?

En effet, on ne peut pas dire que les propos du 4 août sont dans la ligne de ceux du 10 septembre. Lors d’un de ses habituels interview de retour de voyage, le pape a avancé deux idées :

La première est un appel à la prudence : Les « gouvernements », a affirmé le pape, doivent réguler avec « prudence » les accueils, selon leur capacité à « intégrer » de nouvelles populations. « Il ne suffit pas d’ouvrir son cœur », a t il lancé, mais un gouvernement doit se dire: « Je ne peux pas accepter un nombre plus important, car il y a danger de la non intégration ». On se souvient qu’en 2016, à son retour de Suède, il avait déjà justifié le principe d’une régulation.

La seconde idée, consiste à dire que l’Occident a la responsabilité « d’investir » en « Afrique » pour que ses habitants puissent vivre sur un continent en « croissance ». Ce qui revient à traiter, à la source, l’une des causes de l’immigration économique. C’est un des fondamentaux de l’enseignement social de l’Eglise. Mais François ne l’avait encore quasiment jamais utilisé, accusant plutôt l’Europe d’égoïsme.