Blancs Afrique du Sud

Le sort tragique des Blancs d’Afrique du Sud n’émeut personne

22/06/2017 – AFRIQUE DU SUD (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Il est des victimes dont on ne parle pas, même si elles doivent se faire migrants pour échapper aux discriminations raciales. Pour les Blancs d’Afrique du Sud, c’est le silence… Et pourtant…

Un grand nombre de Blancs d’Afrique du Sud a fui le pays. La politique discriminatoire qui succède à l’apartheid favorise des catégories de la population noire, celles qui sont liées au nouveau pouvoir zoulou de l’ANC. Elle est déjà largement responsable de la « fuite des cerveaux » depuis 20 ans vers des nations anglophones.

Cette fuite des cerveaux est encouragée par une violence endémique. Des milliers de Blancs ont ainsi été assassinés depuis 1994. Une étude estime que 40 % des Sud‑Africaines sont violées au cours de leur vie. Mais ce phénomène de fuite, qui touche surtout les Blancs éduqués du pays, ne doit pas occulter la réalité misérable des nouveaux ghettos et bidonvilles blancs.

Près de 400 000 Boers, selon les responsables d’Afriforum, organisation défendant les droits des minorités, vivraient aujourd’hui dans 80 ghettos dans des conditions proches du plus grand « Township » d’Afrique du Sud, celui de Soweto, près de Johannesburg. D’autres organismes avancent quelques dizaines de milliers. Une guerre des chiffres révélatrice des tensions sociales et raciales qui animent la société sud‑africaine.

En 2009, le Canada a accordé le statut de « réfugié » à un citoyen sud‑africain, un Afrikaner. Brandon Huntley, après avoir été battu et poignardé et ayant subi sept tentatives de vol, avait fui son pays de naissance. Les autorités canadiennes ont reconnu « l’incapacité ou le manque de volonté » du gouvernement de l’ANC de le protéger.

Le géopolitologue français François Lafargue écrivait l’an dernier dans sa Géopolitique de l’Afrique du Sud (PUF) :

« Ces Blancs souvent peu qualifiés ne parviennent plus à trouver un travail dans un pays où la couleur de la peau prime sur la compétence ».

Il ajoutait :

« Au regard de l’histoire contemporaine de l’Afrique, la présence de cette minorité blanche en Afrique du Sud semble ne pas devoir durer. Ces Européens connaîtront le même sort que les Français d’Algérie ou les Britanniques de Rhodésie du Sud. »