Eric-Zemmour

Eric Zemmour se dresse contre l’obsession de la parité

22/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, au lendemain de la présentation du nouveau gouvernement d’Edouard Philippe, Eric Zemmour a pris pour angle d’attaque celui de la parité. En commençant par ironiser : « C’est un grand jour pour la République française, un de ces jours historiques qui séparent les ténèbres et les lumières. Les médias sont en transe, extatiques. Les battus, mauvais perdants, tous ces mâles de plus de 50 ans qui osent dauber sur la médiocrité de leur vainqueur, sont passés à la guillotine médiatique. Ne montrez pas leur tête au peuple, elle n’en vaut pas la peine ! »

Pourquoi un tel discours ? Parce que, estime-t-il, « jadis, les féministes se plaignaient que les femmes fussent confinées dans le privé en raison de leur nature. Cet essentialisme leur était intolérable. Elles estiment désormais que les femmes doivent être députés uniquement en raison de leur nature. Peu importe leurs valeurs, leurs compétences, leurs convictions, leurs idées. Cet essentialisme retourné comme un gant ne les choque plus ».

Or, pour Eric Zemmour, cette féminisation a des conséquences considérables :

« Dans tous les pays scandinaves, très en avance dans ce domaine, on a constaté que l’arrivée massive des femmes dans la classe politique avait été concomitante de l’évacuation de la politique tout court : plus de débats idéologiques et le moins possible d’Etat dans la vie économique. Comme si la parité avait été la politique de la sortie de la politique. »

Cette parité, devenue obligatoire, ne suffit d’ailleurs plus à être pleinement politiquement correct :

« La composition d’un gouvernement n’obéit aujourd’hui qu’à une seule préoccupation qui confine à l’obsession : la parité. Et si on veut se faire bien voir des médias, on ajoute un zeste de diversité. C’est ainsi qu’ont éclos Rama Yade, Rachida Dati ou Najat Vallaud-Belkacem. »

Commentaire d’Eric Zemmour :

« Cette substitution, ce grand remplacement n’est pas le fruit du hasard ni une erreur à corriger. Il est le cœur du système. On parle de parité et de diversité pour occulter la question sociale. »

La parité, Zemmour n’en plus et il ne cherche même pas à le cacher :

« Cette quête de la parité est comme celle de la morale : elle n’a pas de fin. Après la parité au gouvernement, il y a eu la parité à l’Assemblée. Et puis il faudra la parité dans les ministères régaliens. Et la parité devra être aussi instaurée dans les présidences de commissions parlementaires, dans les bureaux parlementaires. Et ne donnez pas aux femmes le social et la famille, il leur faut les Finances ou la Défense. Ce ne sera jamais assez. »

Mais au final, ce qui l’amuserait plutôt, c’est que « cette parité est théâtre, cette parité est spectacle, rideau de fumée », car

« Le pouvoir ne sera pas là où elles seront, concentré entre les mains jupitériennes du président et de ses technocrates de haut rang, quasiment tous des hommes, qu’il aura désignés pour surveiller et diriger les ministres et les assemblées paritaires. Caramba, encore raté… »