Grèce Dieux

Expatriation, dénatalité : il y a de moins en moins de Grecs en Grèce…

15/06/2017 – GRECE (NOVOpress) : « 350 000 Grecs auraient quitté leur pays depuis 2008 » : tel est le titre d’un article alarmiste paru dans Le Monde daté du 16 juin, qui assure que « la population hellène, tombée à 10,8 millions en 2016, vieillit et diminue ». Car les femmes « font peu d’enfants et les jeunes s’expatrient ». Extraits de cet article qui n’aborde pas l’autre aspect de la question : le remplacement des Grecs de souche par des « néo-Grecs »…

D’après Médecins du monde, près d’une femme sur quatre née dans les années 1970 n’a pas d’enfant. Et le nombre de naissances n’a cessé de baisser depuis le début de la crise selon Elstat, l’Autorité grecque des statistiques : de 114 766 en  2010, elles ne s’élevaient plus qu’à 94 134 en  2013 et à 91 847 en  2015.

La population grecque diminue. Elle est passée de 11,1  millions en  2011 à 10,8  millions de personnes en  2016. « Le solde des naissances et des décès est déficitaire depuis 2011 et cette tendance va s’accentuer : le nombre de décès va augmenter, car les générations qui sont nées après les années 1950, dans les années du baby-boom grec, ont désormais plus de 65 ans. Les naissances, non plus, ne vont pas augmenter, car les femmes en âge de procréer ne constituent pas une grosse part de la population et le taux de fertilité reste bas », souligne Vironas Kotsamanis, professeur de démographie à l’université de Thessalonique.

Avant la crise, le taux de fertilité grec était déjà de 1,5 et, en  2012, il a baissé à 1,3 enfant par femme, alors qu’il doit être d’au moins deux enfants par femme pour assurer le renouvellement des générations. […]

« L’absence de politique familiale et les coupes dans les dépenses sociales exigées par les créanciers du pays – Banque centrale européenne, Union européenne, Fonds monétaire international – n’ont pas non plus encouragé les femmes à faire plus d’enfants, commente Vironas Kotsamanis. Les allocations pour un troisième enfant sont ridicules en Grèce, de l’ordre de 50  euros par mois. »

[…]

Fléau supplémentaire pour la société grecque : l’exode de toute une génération de moins de 40 ans, en âge de procréer. D’après une enquête publiée en juillet  2016 par Endeavor Greece, un réseau de jeunes entrepreneurs, 350 000 Grecs se seraient expatriés entre 2008 et 2016.

Article intégral et dossier sur la Grèce à retrouver
dans Le Monde daté du 15 juin 2017