Donald Trump Syrie

Le non-interventionnisme de Donald Trump était donc une fable

07/04/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Donald Trump à la Maison Blanche, on allait voir ce qu’on allait voir : c’en serait fini de l’interventionnisme tous azimuts des Etats-Unis, de leur manie à vouloir être les « gendarmes du monde ». On a vu : la nuit dernière, Donald Trump a ordonné « une frappe militaire visant la base aérienne syrienne d’où l’attaque chimique a été lancée ». Un ordre à effet immédiat : une soixantaine de missiles Tomahawk ont été lancés depuis des navires de guerre américains en direction de cette base, la pulvérisant ainsi que les soldats syriens qui s’y trouvaient. « Il est dans l’intérêt vital de la sécurité des États-Unis d’empêcher et de dissuader la propagation et l’utilisation d’armes chimiques mortelles », a prétexté le président des Etats-Unis, appelant « les nations civilisées » (sic) à se mobiliser.

En 2000, George W. Bush avait, lui aussi, été élu en prônant une politique non interventionniste, qu’il avait commencé à mettre en œuvre dans les premiers mois de son mandat, opérant même un début de retrait des troupes américaines à travers le monde, et près de huit mois s’étaient écoulés avant que le 11-Septembre ne vienne y mettre fin. Là, Trump n’aura mis que six semaines… On n’est même pas surpris.

Marc Limeuil


Syrie : les Etats-Unis lancent des missiles sur… par CNEWS