Semaine de la presse ou de la propagande ?

27/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le CLEMI organise la 28e édition de la semaine de l’information auprès de 200 000 enseignants dans les écoles. CLEMI est l’acronyme du centre pour l’éducation aux médias et à l’information. Il propose chaque année au printemps, un dossier pédagogique composé de fiches conseils, informations et d’activités adaptées aux différents niveaux de scolarité.

Le CLEMI se donne ainsi pour mission d’aider les élèves, de la maternelle aux classes préparatoires, à comprendre les médias.

Il affirme tenter ainsi de former leur jugement critique, de développer leur goût pour l’actualité afin de forger leur identité dite « citoyenne ».
Cependant, loin d’enseigner la diversité des opinions dans les médias, le CLEMI s’organise autour de diverses personnalités gravitant dans les sphères médiatico politique de la gauche conventionnelle et de la presse subventionnée.
Ces dernières années les dossiers pédagogiques insistaient sur la mise en garde de l’information en ligne sur Internet, jugée peu fiable.

Un léger changement de cap semble toutefois s’opérer cette année.

Car pour la première fois, une critique sans équivoque des médias fait son apparition, certes, timide. Le centre aborde des questions importantes comme la publicité cachée, et la fiabilité des sources. Il dénonce la concentration des médias entre les mains d’oligarques et ses conséquences sur la ligne éditoriale des journaux. Tous ces sujets sont agrémentés, en outre, de sources et de références claires.

Cependant, les fiches de propagande dans la lignée des dossiers précédents, en faveur des immigrants par exemple, restent d’actualité.

Ce tournant indéniable semble s’expliquer, d’une part, par le climat de défiance ambiant à l’égard des médias et, d’autre part, par la présence de Sébastien Rochat dans l’équipe pédagogique. Il s’agit d’un ancien journaliste du site arrêt sur image.
Le CLEMI semble gagner en crédibilité, mais le chemin semble encore bien long avant de pouvoir prétendre à une complète éducation à l’esprit critique. La réinformation demande du travail !