La crise migratoire à l’épreuve de la justice

18/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La clause Molière rebaptisée cette semaine par Bernard Cazeneuve, clause « Tartuffe » fait des remous dans la sphère nationale. Cette mesure vise à imposer la langue française sur les chantiers. Elle avait été inaugurée par la mairie d’Angoulême en mai 2016 dirigée par Xavier Bonnefont, maire les Républicains. Le but était d’éviter aux entrepreneurs de devoir financer la présence d’un traducteur sur des chantiers où les ouvriers ne parlent pas forcément français. Cela est censé permettre également un meilleur respect des règles de sécurité. En réalité cette mesure vise à favoriser l’emploi local et éviter le détachement de salariés étrangers.

Quels sont les moyens mis en place pour contrôler l’application de cette mesure ?

En Auvergne Rhône Alpes, Laurent Wauquiez, président de la région a mis en place un dispositif pour aller jusqu’au bout de cette mesure : une brigade de contrôle des chantiers a été déployée depuis ce lundi. Ces agents sont chargés de veiller au respect de la clause Molière sur des chantiers financés par la région. Cela passera par le contrôle des cartes professionnelles du BTP et la bonne pratique de la langue française. Si ces agents constatent l’activité de travailleurs étrangers non déclarés, les entreprises pourront être sanctionnées d’une amende allant jusqu’à 10 000 €.

En cette période mouvementée de campagne électorale, quel est le retentissement de cette mesure ?

Cette mesure initiée par un élu des Républicains a fait des émules dans d’autres régions françaises, principalement des régions tenues par la droite : Ile de France, Hauts de France, Normandie, Auvergne Rhône Alpes. En revanche cette classe est loin de remporter l’assentiment de toute la classe politique. Marine Le Pen a dénoncé un « patriotisme honteux », accusant les auteurs de prendre des chemins détournés. François Fillon ne s’est pas encore prononcé sur cette mesure. Le Premier ministre a vivement critiqué la clause Molière et dénonce une mesure discriminatoire. Cette mesure n’a donc pas manqué de faire ressortir une fois de plus le clivage droite/gauche.