Le gouvernement doit nous dire le nombre de musulmans dans nos prisons !

Source : Boulevard Voltaire – “Le gouvernement doit nous dire le nombre de musulmans dans nos prisons !”

Il y a quelques jours, une vidéo de l’imam et prédicateur Abdelfattah Rahhaoui a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux.

Dans cette vidéo, lors d’un prêche, le chef spirituel s’adressant aux croyants déclare :

« Ils sont venus pour aller voir dans les prisons françaises le taux d’incarcération des musulmans en France… Entre nous, le taux dit – et ils ne sont pas loin de la réalité : 70 % des incarcérés en France sont nos enfants et nos frères et on le sait très bien ! »


Selon l’imam Abdelfattah Rahhaoui, 70% des… par bvoltaire

Voilà des paroles graves mais, d’abord, qui est cet imam de Toulouse ? Il est l’ancien professeur de religion de Souad Merah, sœur du terroriste Mohammed Merah, partie en mai 2014 avec son mari et ses enfants faire le djihad en Syrie.

Même s’il expliquait en français et non en arabe qu’un véritable islam de France devait être enseigné, il prônait, malgré cette marque d’assimilation, une croyance pure et dure. Ainsi, s’exprimant sur l’homosexualité, il la condamnait sans équivoque, comparant même déviance homosexuelle et zoophilie. Dans un autre sermon à la mosquée de Meaux en mai 2015, il affirmait l’obligation des femmes de se voiler :

« Et je le dis à tous ceux qui écoutent, à tous ceux qui regardent : le hijab est une obligation qui ne changera jamais. »

Il expliquait également que la seule religion qui n’ait pas été inventée est l’islam :

« Tout ce qui est christianisme ou judaïsme, comme beaucoup le disent, ce sont des religions qui sont descendues du haut des cieux, c’est faux, c’est faux. Ce sont des religions qui ont été inventées, qui n’ont pas été révélées. La seule religion qui a été, ou qui est, agréée par Allah, c’est l’islam. »

Enfin, il apportait son soutien total à l’association salafiste Sanâbil, qui venait en aide aux détenus musulmans et qui, dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis plusieurs mois, fut dissoute par le ministre de l’Intérieur le 23 novembre 2016.

On le voit, cet homme, par son rigorisme religieux et par ses liens avec l’ex-association qui apportait son aide aux musulmans emprisonnés, connaît parfaitement le monde carcéral. Il paraît donc parfaitement crédible dans ses dires.

Aussi, certaines questions se posent-elles :

– Cet homme, chef religieux, avoue lui-même un pourcentage de 70 % de musulmans dans les prisons de France. Or, l’État français refuse de communiquer sur ce sujet et, donc, de le confirmer : pour quelle raison ?

– Qui sont ces « ils » dont il parle quand il relate : « Ils sont venus… voir le taux d’incarcération des musulmans » ? Est-ce des gens du ministère de l’Intérieur ?

– Pourquoi les grands médias n’ont-ils pas rapporté les paroles d’Abdelfattah Rahhaoui, au moins pour les critiquer et nous donner leur analyse, eux qui parlent systématiquement quand on évoque des chiffres de surestimation et de xénophobie ?

– Enfin, les Français ont-ils le droit, oui ou non, de connaître le nombre de détenus musulmans dans nos prisons ?

Ce chiffre est primordial. Pourquoi nous empêche-t-on de le connaître ? Pourquoi est-il problématique ? Est-ce parce que, s’il existait, nous pourrions affirmer de manière irrécusable que plus des trois quarts des crimes et délits entraînant des peines de prison sont commis par des musulmans ?

J’attends de voir si le nouveau gouvernement qui va être mis en place répondra à mes questions et, par là même, réfutera ou pas les paroles d’un imam connaissant parfaitement le monde carcéral musulman !

J.-P. Fabre Bernadac