Présidentielle : les Autrichiens renoncent au changement

05/12/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) .
Le second tour de l’élection présidentielle autrichienne a été renouvelé hier dimanche. Un premier vote a eu lieu en mai dernier. Mais il a été annulé à cause des irrégularités sur le vote par correspondance. Le scrutin avait alors été très serré : le populiste Norbert Hofer n’avait été battu que de 0,3 point en raison de votes par courrier défavorables.

Cette fois ci, le suspense n’aura pas duré : même sans tenir compte du vote par correspondance, l’écologiste Alexander Van der Bellen est nettement devant

L’ancien chef des Verts, qui se présentait comme candidat indépendant, a remporté 51,7 % des suffrages exprimés dans les bureaux de vote. Norbert Hofer a rapidement reconnu sa défaite hier après midi. Cet écart devrait même s’amplifier après le décompte des votes par correspondance, qui a lieu aujourd’hui même. Les instituts de sondage évaluent le résultat définitif de Van der Bellen à 53,3 %.

La hausse de la participation a profité au vainqueur

Selon les chiffres provisoires du gouvernement autrichien, la participation a augmenté de 5 points par rapport à mai. Avec 73 % des inscrits, elle était alors déjà élevée. Le système politico médiatique a donc su mobiliser les Autrichiens. La veine de la culpabilisation a été pleinement exploitée : Norbert Hofer a été présenté comme successeur d’Adolf Hitler, sa victoire était censée faire entrer l’Autriche dans une ère d’incertitude et d’isolement international… Une campagne d’opinion mensongère, mais qui semble avoir porté ses fruits.

Alexander Van der Bellen a réussi à apparaître comme le candidat le plus rassurant…

Il a joué de son titre de professeur d’université et de ses airs de vieux monsieur. Pendant cette campagne, Van der Bellen s’est affiché sur fond de ses montagnes du Tyrol et du drapeau national autrichien, en mettant en valeur son attachement à la « Heimat » – c’est à dire à la patrie. Un ton qui n’est pas habituel à gauche !
Le parti populiste autrichien se tourne désormais vers les législatives de 2018, où il espère capitaliser sur son demi succès à la présidentielle.