Une victoire incontestée pour Donald Trump

10/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

La victoire est relativement serrée, avec 289 grands électeurs sur 538 et 130 000 voix de moins à l’échelle du pays. La victoire n’en est pas moins incontestable. Trump a remporté 29 des 51 Etats, dont la quasi totalité des Etats incertains, les « swing states ». Ensuite, les Républicains conservent les deux chambres législatives. Donald Trump aura donc toute l’assise institutionnelle nécessaire pour gouverner.

Qui a voté pour Trump ?

Trump puise ses soutiens chez les classes populaires, les chrétiens, les Blancs. 58 % d’entre eux ont voté pour lui, contre seulement 21 % des minorités ethniques (noirs, latinos, asiatiques).
« La majorité silencieuse si méprisée », pour Jean Yves Le Gallou. « L’élection de Trump est d’abord un sursaut de l’électorat blanc au bord du gouffre », face à l’immigration et à la mondialisation.

Qu’est ce qui devrait changer en matière de politique étrangère ?

La campagne de Donald Trump a penché vers un relâchement de l’hégémonie américaine dans le monde. Le futur président compte davantage impliquer les pays européens dans leur défense, quitte à exclure de l’OTAN les récalcitrants. Cela devrait rassurer la Russie avec laquelle la relation devrait être apaisée. Si au Proche Orient, Trump souhaite l’anéantissement de l’Etat islamique, ce serait en laissant faire l’Etat syrien.

On s’oriente donc vers un monde davantage multipolaire ?

Oui, dans la mesure où Trump souhaite mieux répartir le poids des interventions militaires. Mais les Etats Unis ne se désintéresseront pas pour autant de la marche du monde. Ainsi, les chercheurs français, Olivier Hanne, Thomas Flichy et Gregor Mathias ne s’attendent nullement à un isolationnisme. En revanche, les Américains devraient agir de manière plus ciblée, voire plus violente.

Et en politique intérieure ?

Trump apparaît très conservateur en matière de morale et d’immigration, comme en témoigne son opposition à l’avortement et son intention de construire un mur le long des 1 600 km de frontière avec le Mexique. Il envisage également l’expulsion de 11 millions de clandestins et de 2 millions d’étrangers criminels. En matière sociale, Trump a promis d’abroger l’Obama Care, mais ce serait pour créer une protection sociale plus resserrée. Enfin, un plan d’investissement de 1 000 milliards de dollars sur 10 ans sera lancé.

Au final, Trump, c’est ni droite ni gauche, mais américain

Trump a en effet assis son succès sur les intérêts nationaux des Américains et des Etats Unis. Et cela devrait se faire au détriment de l’oligarchie mondialiste : abandon de plusieurs traités de libre échange, augmentation de la douane avec la Chine, accusée de détruire le tissu industriel américain. En matière financière, la séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires devrait aussi faire grincer des dents.