Italie : le haut clergé se voile la face après une profanation dans une église

Italie : le haut clergé se voile la face après une profanation dans une église de Pérouse

27/01/2015 – PÉROUSE (NOVOpress) – Quelques jours seulement après l’attaque de Charlie Hebdo à Paris, une bande de cinq jeunes immigrés a profané, la cassant et urinant dessus, une statue de la Vierge Marie dans la paroisse de San Barnaba, dans la ville italienne de Pérouse. Le pasteur de l’église, le père Alessandro Scarda, affirme que les voyous ont brisé la statue en deux et ont commencé à la frapper “à coups de pied comme dans un ballon de football”, après quoi ils ont uriné sur les morceaux éparts, qui ont été par la suite récupérées, nettoyées et collées. La statuette est maintenant retournée dans sa grotte, un lieu où les habitants se retrouvent souvent dans la prière.

Quand les jeunes gens sont arrivés, un homme priait au pied de la statue, tenant à la main la photo de son épouse décédée. Les assaillants lui ont arraché et déchiré sa photo avant de la bruler sur la Madonnina.

D’après des témoins oculaires l’acte de vandalisme a été perpétré par « un petit groupe de personnes d’origine nord-africaine». Les coupables sont toujours en liberté et n’ont pas été identifiés.

L’évêque local s’est empressé de dissocier ces actes de violence d’une quelconque motivation religieuse.

« Nous devons condamner ces actes de vandalisme, » a-t-il déclaré, « mais pas leur attribuer une signification qu’ils n’ont pas, » mais il a également reconnu d’autres « épisodes récents d’intolérance envers les chrétiens de notre ville. » « Nous ne pouvons pas attribuer cet acte de vandalisme, » dit-il, « à la haine religieuse. »

L’évêque a souligné l’importance de ne pas alimenter la « méfiance réciproque » entre musulmans et chrétiens. Pourtant certains habitants ont critiqué le pape François pour son discours conciliant envers les immigrés — pour la plupart musulmans — et de nier les dangers de la violence à motivation religieuse. De son côté le pape a déclaré mercredi dernier que « Nous prions pour que le sentiment religieux ne devienne jamais une occasion de destruction, d’oppression et de violence. Vous ne pouvez pas faire la guerre au nom de Dieu ! »

Sources : Perugia Today / imolaoggi.it / umbria24.it