Franck Guiot : « “on est chez nous” n’est pas un gros mot ! » (Présent 8253)

Franck Guiot : « “on est chez nous” n’est pas un gros mot ! » (Présent 8253)

16/12/2014 – PARIS (NOVOpress)

De l’UMP au FN
On est chez nous ! Ces paroles pleines de bon sens proviennent tout droit d’un élu UMP. Eh oui ! Pour être plus précis, d’un ancien UMP. Militant de droite depuis toujours, Franck Guiot vient de rejoindre le Front national, quittant le radeau de la Méduse mené dorénavant par Sarkozy & Co. A l’heure où certains passent de l’UMP au FN avec bruit, d’autres le font avec une discrétion à la mesure de leurs convictions. Portrait sans langue de bois d’un amoureux de la France.

Franck Guiot : « “on est chez nous” n’est pas un gros mot ! » (Présent 8253)— Quel a été votre parcours jusqu’à aujourd’hui ?

— Après une jeunesse au FNJ lors des années Mitterrand, j’ai adhéré au RPR et j’ai participé à la campagne en faveur du non à Maastricht. En 2002, j’ai naturellement adhéré à l’UMP sous l’impulsion d’un Nicolas Sarkozy qui inspirait la rupture face à un système déjà à bout de souffle. Par ailleurs, j’ai été élu au sein de mon village de 1995 à 2014. En 2007, tous les espoirs se sont portés sur Nicolas Sarkozy et sa volonté d’impulser une nouvelle dynamique. Très vite, beaucoup d’espoirs sont tombés (ouverture à gauche, bilan très mauvais sur la maîtrise de l’immigration et sur la sécurité…) et malgré une ligne « Buisson » que j’ai soutenue en 2012, Nicolas Sarkozy a été battu par défaut par un François Hollande acclamé sous une horde de drapeaux étrangers Place de la Bastille. La suite, tout le monde la connaît…

— Quels ont été les arguments pour votre départ de l’UMP et le choix du FN ?

— Dès la victoire de la gauche en 2012, le marasme s’est très vite emparé de l’UMP : divisions, aucune cohérence de ligne politique entre les différents courants, un courant « droite populaire » complètement marginalisé, une élection interne avec des crises d’egos dévastatrices, puis l’affaire Bygmalion…

Pendant ce temps, les idées défendues depuis 40 ans par le Front national démontrent qu’il avait raison : l’Europe est une passoire et n’est pas capable de faire face à une immigration devenue totalement hors de contrôle, de nombreux territoires de non-droit se développent en France, la délinquance explose, les Français sont asphyxiés par une pression fiscale devenue insupportable, nous avons un chômage de masse, bref nous nous dirigeons vers une crise de régime et un chaos sans précédent.

— Selon vous, quel est l’avenir de l’UMP version « Sarkozy II » ?

— Comme Henri Guaino, j’ai toujours pensé que ce n’était pas la place d’un ancien président de la République de redevenir un chef de parti. C’est très compliqué, il est obligé de faire le grand écart entre le courant « droite très molle », incarné par Nathalie Kosciusko-Morizet et une « droite un peu plus affirmée dans les paroles », incarnée par Laurent Wauquiez. Les adhérents et les militants vont avoir rapidement le tournis.

— Vous avez toujours été un défenseur de l’identité française. Comment la définiriez-vous ?

— La défense de notre identité est naturelle, c’est du bon sens, tout simplement, nous voulons que la France reste la France. La France repose sur des traditions, une culture, que nous ont léguées nos ancêtres, il n’est pas question de les brader et de les abandonner au nom d’un « multiculturalisme » que l’on veut nous imposer, mais qui ne fonctionne pacifiquement nulle part. Les sociétés multiculturelles deviennent toujours des sociétés multiconflictuelles, car de culture et de tradition différentes. Nous n’en voulons pas ! Or, on assiste actuellement à un grand remplacement de population, ceux qui ne le voient pas ou qui ne veulent pas le voir sont de dangereux irresponsables. Dire haut et fort « On est chez nous » n’est pas un gros mot !

— Comment voyez-vous les élections de 2015 et 2017 ? Allez-vous vous y engager avec le FN ?

— Il est évident qu’actuellement, le FN est le premier parti de France dans la tête des Français. L’impulsion donnée lors des élections européennes va s’amplifier lors des élections départementales, puis lors des élections régionales, c’est une certitude. Pour 2017, c’est encore trop loin pour faire des pronostics, étant donné le niveau de défiance des Français à l’égard des politiques. Ce qui est certain, c’est que la question de l’identité de la France sera centrale en 2017, avant même les problèmes économiques.

Quant à mon engagement avec le FN, je reste ouvert à toute proposition de collaboration, sachant que les partis ne sont pas une fin en soi : seules les idées et les convictions sont essentielles. C’est l’avenir de la France et de notre civilisation qui est en jeu, celui des partis politiques n’a pas beaucoup d’importance aux yeux des Français.

Propos recueillis par Louis Pasquerel


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